Archives pour la catégorie '> Péninsule ibérique 2010'

Ibiza – Mouillage Isla Tagomago

Aujourd’hui, cap sur l’île de la débauche ! Nous avons parcourus les 45 miles qui relient Majorque d’Ibiza uniquement à la voile en 7 heures avec un bon vent de sud. Que du plaisir malgré le soleil brulant !

En fin d’après-midi, le vent s’est manifesté comme annoncé de sud-est donc nous avons atterri dans le Clot d’es Llamp qui est un petit mouillage normalement bien protégé dans ces cas-là. Il est entouré de hautes falaises et de grottes. La roche prend des formes surprenantes faisant apparaître des couches et des recouches tournant et retournant dans tous les sens. C’est super joli. Mais… En début de soirée, voilà une grosse grosse houle de nord-est qui commence à foncer droit sur nous, rendant le mouillage très inconfortable et relativement dangereux.

Que faire ? Fuir cette houle alors qu’il va faire nuit d’ici peu ? Ou attendre patiemment en croisant les doigts et les orteils que le vent soufflant de sud-est aplatisse tout ça ? Fatigués et nauséeux, nous avons quand même décidé de partir à la recherche d’un petit coin plus protégé…

Horreur, passé la pointe, c’est une grosse houle de sud-est que nous récupérons et avec le bon vent qui va avec ! On longe la côte, on étudie le peu de possibilités qu’on a pour ce soir, on se dit que ça craint cette arrivée sur Ibiza, on hésite à repartir carrément au nord ou à continuer beaucoup plus au sud pour gagner l’ouest, on se dit que cette côte est vraiment mal balisée, on aperçoit une bouée qui traine au milieu d’une baie avec tous pleins de récifs à côté, on lit sur le guide de navigation qu’il y a une épave non balisée et dangereuse dans le coin mais où, on reperd un mouillage qui « pourrait » être protégé mais il est entouré de brisants et déjà l’eau est bien noire alors impossible de voir quoiquecesoit, on observe une dizaine de voiliers pleins gaz qui cherchent comme nous un petit bout de répit…

Renaissance prendra la décision de rejoindre trois de ses camarades sur l’Isla Tagomago qui est située au nord-est d’Ibiza et qui selon les auteurs ressemblerait à un dauphin regagnant le large. Nous, on a pas vu de dauphins mais un gros caillou avec un petit mouillage à moitié abrité juste devant.

On stoppe ainsi les recherches. Il fait froid, la nuit tombe, on balance l’ancre et on se dit que même avec la houle, cela le fera pour ce soir. Un peu après, un gros ketch moche, avec des gens dessus pas très futfuts, est venu se poser juste devant nous. Pfff.

Nous n’avions jamais mouillé aussi près d’un autre voilier. Simplement, heureusement que le vent n’a pas tourné…

Voilà Bienvenue à Ibiza ! (En espérant très fort que la suite soit moins galère :)


Majorque – Mouillage Cala Blanca

Aujourd’hui, nous entamons notre dernier mouillage sur Majorque. Dernier et très beau mouillage déserté lorsque nous y sommes arrivés. Le pied ! Nous étions le seul voilier dans la cala, les autres mouillant devant la plage d’à côté mais peu de temps après, tout le monde s’est ramené mdrr ! L’eau est très claire et ce sont toujours les mêmes poiscailles bouffe-tout qui y barbotent…

L’eau est chaude. Un longue baignade armés de palmes, masques et tubas nous démontrera qu’il n’y a pas grand chose à voir sous l’eau par ici ; du sable, du caillou et des algues.

La nuit sera très légèrement houleuse et Renaissance dormira seul accompagné d’un petit voilier français dans la cala.


Majorque – Mouillage Cala Portals

On aura passé trois heures à laver le bateau, dedans, dehors, dessous, dessus… pour se prendre pleins d’embruns sur pratiquement tout le pont pendant presque deux heures ! Aaaah maudit vent de face !

Après avoir passé l’île Del Sech (tout ça pour un minuscule bout de cailloux qui dépasse), nous arrivons à hauteur de Cala Portals ouverte à l’est. Et effectivement, la Cala est pleine. Des voiliers et beaucoup de bateaux à moteurs. On observe les pavillons, beaucoup d’espagnols, peu d’étrangers ; c’est bon signe. Ils viennent surement des ports à proximité et rentrerons dès que le soleil commencera à tomber… Nous décidons donc de faire un « mouillage d’attente », c’est-à-dire pas un vrai mouillage bien comme il faut mais un mouillage qui tient sur le coup et avec peu de longueur de chaîne, ce qui ne permet qu’au bateau un ou deux alignements. En fait, on fait un mini cercle d’évitage. Ces derniers en journée ne sont quasiment pas respectés, les calas sont trop petites et il y a du monde. Aux oubliettes pour le moment, les 5 à 7 fois la hauteur d’eau pour la longueur de chaîne ! Bon il n’y a plus de vent et tout ça reste temporaire, juste le temps que les autres partent. Après deux possibilités, remouiller à un endroit maintenant vide ou laisser filer la chaine…

La cala se vide, on se détend, on lâche un peu de chaine. C’est un endroit super sympa, on y trouve un tout petit port et trois plages (une naturiste) avec des bars qui ferment le soir. La pierre a ici une couleur blanche qui tire un peu sur le doré, plusieurs grottes ne sont pas loin. Et apparemment, il y aurait des tombes et une chapelle dans ces dernières…

 


Majorque – Palma

Renaissance est arrivé à bon port par 15-20 nœuds de vent dans la grande baie de Palma. L’eau a déjà changé de couleur et on peut observer un nombre impressionnant d’avions qui décollent les uns après les autres à un rythme soutenu. Nous avons choisi d’aller à Palma de Majorque pour la proximité des services et également car il ne se situe pas sous l’aéroport comme San Antonio par exemple…

C’est un très grand port avec gros ferries, gros navires de commerce et grosse démesure. Arrivés dans l’enceinte du port, nous nous sommes dirigés vers la marina Pier 46 en les prévenant de notre arrivée. Un gentil monsieur est venu nous indiquer notre emplacement entre deux bateaux cul à quai. Une fois le voilier amarré, nous réalisons qu’effectivement Renaissance est bien le plus petit des bateaux présents sur le ponton ! Il fait même riquiqui à côté des maxi voiliers de 30 à 40 mètres… :) Il y a juste nos deux voisins proches qui sont un peu plus dans nos normes. L’accueil est super sympathique (en plus le bonhomme parle français !) et les gens de la marina sont d’une gentillesse sans égal. Une caractéristique espagnole ?


Un grand supermarché n’est pas très loin et la vieille ville est carrément jolie, toute pavée avec des grands espaces verts… J’aime beaucoup malgré que ça circule un max. Comme à chaque escale, le temps est compté ! Courses, laverie, balade, une petite connexion si on a le temps, faire les pleins, ranger et laver le bateau…

Pauvre Renaissance tout salé, on va te refaire une ptite santé ! (Et on en a bien ch… :)

L’expédition laverie ne fut pas une épreuve des plus faciles mdrr. Nous l’avions bien sur repérée la veille afin de ne pas errer dans la ville avec notre fardeau de linge sal. Je ne sais pas trop comment l’expliquer mais le jour J, bah nous nous sommes perdus ! Et voilà sur les coups de midi, deux touristes complètement pommés, suant à grosses gouttes sous leurs énormes sacs, qui demandent à qui veut bien les aider : mais où est cette puta*n de lavanderia ? Et ces gentils passants qui nous indiquent tous des teintureries ou des pressings… Enfin, la voici !

Maintenant nous voilà repartis vers le bateau chargés de bouteilles d’eau de cinq litres, re-calvaire ; ah quand on aime… Un chauve souriant nous hèle. En fait c’est un des gus qui fait partie de l’équipage d’un des énormes voiliers qui nous a reconnu et qui nous propose de rentrer avec lui en taxi ! Youhou… Gracias monsieur, là je retrouve mon sourire perdu :)

Le temps d’un verre-wifi, d’aller récupérer le linge trempé, d’étendre ça comme on peut, de remplir les réservoirs, de rendre le pass à la capitainerie, d’observer un maxi-grand-maxi-beau voilier qui s’amarre au ponton pas très loin de nous avec une petite dizaine de gus esclaves et monsieur vieux moche gros bide avec madame jolie jeune blonde bien foutue qui se fait les ongles (oups les jugements de valeurs, pas bien Christelle !), le temps de tout ranger et de démarrer le moteur, bé c’est déjà 16 heures !

En avant pour une petit mouillage à l’extrémité ouest de la baie en espérant qu’il y aura une petite place pour Renaissance, car là c’est vraiment le créneau horaire où les calas sont habituellement bondées…

Donc Palma de Majorque, super port, super ville, super accueil, supers bateaux… Une bonne escale dans des tarifs assez hauts (60 euros pour nous) mais tout petit bémol, pas de wifi… Enfin si comme tous, ils l’ont, mais comme trop souvent, bah ça ne fonctionne pas…