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Bilan du voilier

Un petit point un peu en vrac sur la bête !

Article pour conclure et qui fait suite au bilan du voyage…

Si avis vous avez, on prend volontiers !

ENERGIE

> Electricité

Renaissance est un voilier équipé d’une éolienne Rutland 913, d’un panneau solaire de 150 W et d’un parc de trois batteries de servitude de 315 ampères. La quatrième qui est actuellement réservée au moteur viendra rejoindre ses copines. On rajoutera une plus petite genre 70, 75 ampères pour ce dernier.

Concernant le rendement de l’éolienne, on s’attendait à mieux ! En effet, minimum 20 nœuds de vent sont nécessaires pour qu’elle commence à produire un peu et qu’elle assure au moins le frigo. Le panneau solaire a quant à lui correctement géré frigo, pilote et ordinateur lorsque le temps était découvert. Bref c’est notre pote et sa puissance semble nous convenir…

En mode voyage, l’éclairage intérieur n’est constitué que d’ampoules à LED contrairement aux feux de nav’ et feu de mouillage qui ont beaucoup plus consommé. Une des prochaines choses à faire sera donc de mettre également des LED à l’extérieur.

Accessoirement, on installera une nouvelle prise-allume cigare dans la cabine arrière tout à portée de main. En effet, durant les nuits passées au mouillage, on utilisait l’alarme du GPS au cas où l’ancre chasserait. Au bout d’un certain temps, il nous arrivait ne plus entendre cette alarme car son volume n’est pas très fort et que le GPS était branché dans le carré…

Bref, niveau électricité, on n’a pas réellement manqué mais pourquoi pas installer un alternateur d’arbre et virer Ruth pour une éolienne plus productive.

De même, on changera le régulateur de l’alternateur du moteur pour un plus performant.

Et un ordinateur moins gourmand serait également très appréciable…

> Eau

A bord, nous possédons un seul et unique réservoir de flotte d’une capacité de 170L. Cette eau n’a pas été ingérée. Elle a été utilisée uniquement pour les douches et pour rincer la vaisselle faite à l’eau de mer.

Avant le départ, nous projetions d’en fabriquer un second et nous n’abandonnons pas cette idée même si question eau, cela s’est bien passé. Cet été à deux nous étions autonomes en eau pour 7 jours en se décrassant quotidiennement ! Si le premier est en inox, le second sera sûrement en plastoc et d’une contenance égale, de manière à avoir au moins 300L en réserve.

En début de parcours, nous buvions de l’eau minérale car nous n’avions pas trop confiance en la qualité de certaines eaux. Aux Baléares par exemple, on nous disait parfois qu’il ne fallait pas boire l’eau du port… Et puis, on a fini à l’eau du robinet parfois passée à la carafe si le goût n’était pas top. Quelques grosses bouteilles de cinq et huit litres sont venues augmenter la quantité d’eau totale à bord. Nous en avons une petite vingtaine et elles ont trouvé leur place sous la banquette du carré qui accueillera le second réservoir en face de l’autre. Bref, cet été Renaissance comptait 250-300L d’eau.

Petites astuces pour petites économies : Se rincer avec un pulvérisateur de jardin après les baignades et placer une bouteille sous le robinet le temps que l’eau chauffe lors de la douche permet d’économiser quelques litres !

Obligatoires et à prévoir : installation d’un filtre céramique avant la pompe à eau, réalisation du circuit et mise en place d’un robinet d’eau de mer dans la cuisine, étudier la question d’un récupérateur d’eau de pluie, installer un compteur à la pompe afin de savoir où on en est…

L’idée d’avoir un dessal’ à bord, trop cher et pas nécessaire, est définitivement enterrée ! (Euh… « Sous réserve d’innovation majeure dans le domaine, à faible coût, sans trop d’entretien, et même s’il faut utiliser une manivelle ! » Dixit JR…)

> Gaz

Renaissance porte une bouteille de butane de 6kg type Cube de chez Butagaz… Oui le carré bleu là qui ne rouille pas. Et sur ce point, on aurait pu mieux faire ! En fait, nous sommes partis avec une bouteille qu’on estimait déjà à moitié vide mais qu’on a pas changé… Donc durant l’été, on était dans la grosse économie de gaz car nous ne voulions pas devoir galérer pour la faire recharger. Voilà ce qui peut peut-être expliquer (en partie seulement) nos pauvres repas pris sur le pouce et nos kilos superflus envolés de retour en France. On a peu et surtout mal mangé.

Morale de l’histoire : On ajoutera une seconde bouteille de gaz de la même marque à bord du voilier. La question reste entière concernant la possibilité et la facilité de recharger ce type de bouteille à l’étranger… On verra. Il faudra donc envisager une modification du coffre pour mettre les deux bouteilles ensembles dans la partie hermétique faite pour ça.

Idéalement, on aimerait aussi investir dans un four solaire, ce serait pas mal si ça marche effectivement bien… Mais pas dans un Barbocul à gaz ou à charbon !

> Gasoil

Notre réservoir fait 150L (à peu près !) et est situé actuellement juste derrière le moteur. L’idéal serait d’ajouter le second réservoir qui dort à la maison et qui lui fait 50 ou 60L. Les deux auraient certainement besoin d’un bon nettoyage… Il nous faudra également changer ou réparer la jauge à carburant qui n’est pas fiable et qui fait des bonds…

> Essence

10L à bord pour l’annexe ! Largement suffisant, du moins pour cet été… Il nous en reste la moitié.

PROPULSION

> Voiles

La mise en place de l’étai largable s’est faite trop rapidement car ça ne va pas. Oui, on s’en était occupé juste quelques jours avant le départ. Résultat : il faut rajouter un renfort pour tenir suffisant l’écartement de la patte d’oie sous le pont si on ne veut pas que cela force sur les cloisons de la cabine avant. Du boulot donc ! Sinon le foc est en état.

Génois sur enrouleur : Bien qu’un peu grand, pas de soucy !

Un spi ? Aucune utilité pour nous ici. On ne projette pas d’en avoir un dans le futur car trop cher, compliqué, fragile, et d’une utilisation trop sporadique.

Grand-voile avec système de coulisseaux plutôt bof car… coulisseaux pas très coulissants ! Le Téflon permettrait de remédier à ça ; à tester ! Autre inconvénient, hisser ou réduire la grand-voile ne se fait qu’en étant toujours face au vent ; contrairement aux chariots à billes…
Dommage que ce soit si cher. Cela pourrait également calmer le capitaine qui n’aurait plus besoin d’hurler après sa voile qui refuse de monter !

Révision de la grand-voile à faire, et à changer quand on ne saura plus quoi faire de nos sous…

> Moteur

Content ! Pas de mauvaises surprises sauf une petite, mais pas grave en soi.

Et v’là quelques milles de plus pour ce Volvo Penta D2 55 de 2005 ou 2006, je ne sais plus. C’est rassurant de pouvoir compter sur lui. En espérant faire appel à lui le moins possible…

ELECTRONIQUE

VHF : Antenne qui pose problème, à revoir. Idem pour la radio. On installera une girouette couplée à l’antenne en tête de mât quand le bateau sera à terre.

Radar : A la base, c’était un achat envisagé en prévision de Gibraltar mais une fois sur place, pas de brouillard. Par contre, il a énormément servi côté atlantique, surtout en remontant le Portugal. La brume nous a accompagné lors de nombreuses navigations.

Pilote automatique : Je crois qu’avant de partir, on ne réalisait pas son importance. Nous avons quitté Gruissan sans pilote puisqu’il déconnait plein pot et nous pensions pouvoir nous en passer jusqu’à Hendaye. Plutôt naïfs, nous étions alors. Lorsque celui a re-fonctionné, on peut dire qu’il nous a évité bien des peines. Je crois qu’on peut dorénavant le considérer comme un équipier à part entière. En prévoir un second à bord est selon certains une sécurité de plus mais c’est un budget. A réfléchir plus tard.

Anémo Loch Sondeur : Petit soucy car prise non étanche…

GPS / Antenne GPS : A installer sur le portique ? Euh… Antenne à réparer d’abord ! 

Récepteur AIS : Utile et pratique ! On attend que les prix baissent pour un émetteur, mais j’ai des doutes.

Quand on sera riche : BLU et téléphone satellite ?

CARTOGRAPHIE

Les guides de navigation pour les approches sont quasiment obligatoires. Avant de larguer les amarres, nous avions acheté les guides Imray pour la Costa Brava et Dorada, pour les Baléares et pour la côte atlantique de Gibraltar à la Galice. En route, nous avons acheté le dernier Imray qui couvre la côte Cantabrique. Ouvrage en espagnol mais qui a bien servi tout de même.

Malgré quelques petites inexactitudes, ces bouquins sont bien fournis et ils deviennent précieux pour avoir les infos utiles concernant les zones de mouillage.

Sinon, nous utilisons le logiciel Open CPN issu de STW je crois, et trouvé en libre téléchargement par ici. Installé sur les trois ordinateurs portables du bateau (oui dit comme ça, ça fait beaucoup trois ordi à bord, mais on n’en utilise en fait qu’un et demi !), nous nous sommes beaucoup reposé sur lui, avec des CM93.

Dans la table à carte, on compte quelques cartes à grande échelle des zones traversées mais elles ont été peu utilisées.

CONFORT

Merci au chauffage d’avoir été présent et réconfortant après plusieurs nav’ glaciales et/ou mouvementées !

Coté méditerranéen, on a bien profité du bimini et des coussins de cockpit ; fondamentaux pour une farniente réussie ! Nous avons également un grand taud de soleil qui ne nous a pas accompagné cet été.

La table… Avant de partir, j’ai réussi à faire accepter à Monsieur l’achat d’une petite table en ferraille histoire de dépanner et de savoir où poser nos verres durant l’apéro ! Autant dire que vu sa qualité, elle ne fera pas de vieux os. Une nouvelle table de cockpit en bois et dépendante de la console de barre est en cours d’élaboration dans l’esprit du capitaine, espérons juste qu’elle ne finira pas comme feue la dernière… :)

Capote de roof ! Nous n’en avons pas et y’a pas à dire, on ne repartira pas sans ! Marre de se bouffer des vagues dans la gu*ule durant les nav’… Et marre aussi d’être refroidis au mouillage à cause du vent. Prochainement donc, on fera les voileries du coin pour faire des devis. Il est possible que cela nous compte bonbon mais tant pis.

Et puis pour finir, posséder des vêtements de quart de bonne qualité serait un vrai bonheur ! 

Voilà, tout est dit ou presque, j’ai sûrement omis certains points.

Pleins de choses sont à faire, à revoir, à acheter, à repenser… Mais dans l’ensemble, le bilan concernant le bateau est positif.

Suite à la prochaine vadrouille ! :)

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Bilan du voyage

Objectif atteint et redevenus à moitié terriens, l’heure est maintenant au bilan !

Ce dernier est bien sur tout personnel mais peut peut-être aider certaines personnes qui auraient le même projet que nous… Et puis prendre du recul sur cette expérience ne peut nous être que bénéfique et nous aider à mieux préparer nos navigations futures.

LE PARCOURS

Départ de Gruissan le 8 juillet pour une arrivée à Hendaye le 8 septembre 2010 !

Deux mois de navigation autour des Iles Baléares et de la péninsule ibérique

Plus de 2.000 milles parcourus ; plus de 3.700 km

Soit une moyenne de 30-35 milles quotidiens

10 jours en Costa Brava jusqu’à Barcelone

16 jours aux Baléares (Majorque – Minorque – Majorque – Ibiza)

9 jours en Andalousie et à Gibraltar

12 jours au Portugal

15 jours en Espagne Nord

Bref, beaucoup de trajet pour peu de temps ! Là est toute la difficulté d’un voyage en voilier. On avance doucement mais on a toujours la sale impression d’aller trop vite. Faire 30 milles, c’est au moins passer 5-6 heures en mer. Certes c’est sympa, agréable et même génial lorsque le vent propulse joyeusement le bateau sur les flots mais ce sont bien les escales qui sont les plus intéressantes. On aimerait pouvoir tout voir, tout visiter mais ce n’est bien sur pas réalisable… Ah jamais contents ces d’jeuns ! Si si, mais si c’était à refaire, nous aurions passé moins de temps en Costa Brava ainsi qu’aux Baléares… Afin d’avoir la possibilité de pouvoir découvrir l’Andalousie par exemple ! Nous l’avons complètement zappé pourtant elle nous promettait des paysages grandioses et une ambiance toute particulière. La Galice et le nord de l’Espagne que nous avons également survolés sont maintenant toute à portée de voiles alors nous nous y rendrons
sûrement lors de prochaines navigations.

LES CONDITIONS METEO RENCONTREES

Méditerranée :

Un unique jour de pluie

Grand soleil et températures idéales

Quelques heures de brouillard par-ci par-là

Soirées fraîches et humides

Du vent même minime tous les jours

Aucuns soucis pour passer le Cap Creus

Vent d’Est dominant au niveau de Gibraltar

Le détroit sans brouillard !

Houle très courte souvent hachée…

Atlantique :

De nombreux jours sans soleil et avec pluie

Plusieurs autres dans un brouillard épais sans aucune visibilité à plus de … milles

Journées fraîches et humides

Un petit orage au port

Absence de vent ou trop de vent

Aucuns soucis pour passer le Cap San Vincente

Alizés Nord tout le long du Portugal

Passage du Cap Finisterre avec un vent de Sud en profitant d’une dépression

Vent de Nord-est et vent d’Est dominants en Galice

Houle plus longue mais souvent pluri-directionnelle…

Globalement donc, nous pouvons dire que nous avons eu des conditions parfaites pour descendre la méditerranée et pour arriver jusqu’au Cap San Vincente. Après, ce fut une toute autre histoire !
La remontée vers la France a été éprouvante au vue du temps qu’il faisait. Les températures ont ainsi bien dégringolé et très souvent, l’océan était d’un gris désespérant.

Les équipages qui descendaient vers le sud n’ont sûrement pas eu les mêmes conditions de nav’ que nous. Effectivement, nous étions à contre vent et à contre houle. Et puis il parait logique qu’avec le vent au cul, bah il fait déjà plus chaud ! Sans compter qu’il n’y a pas ces foutus embruns !

PORTS ET MOUILLAGES

21 nuits au port (budget)

1 nuit sur bouée à Cadaquès

40 nuits sur ancre au mouillage

Afin de réduire le budget port, nous voulions faire un maximum de mouillages. Nous n’avions jamais balancé l’ancre avant, à part pour quelques heures au Frioul l’été dernier. Alors les premières nuits furent quelque peu stressantes ! Et puis petit à petit, on apprend à se détendre et puis surtout à faire confiance à l’ancre. Type soc de charrue et pesant une trentaine de kg, celle-ci n’a jamais dérapé même lorsque nous avons eu 50 noeuds de vent à Castro-Urdiales.

En costa Brava, nous jetions l’ancre avec une profondeur d’eau minimum de 10 mètres alors qu’ensuite, notamment aux Baléares, nous avons fréquemment mouillé par 3 ou 4 mètres d’eau sous la coque.
L’orin nous a servis dans certaines calas réputées pour avoir des fonds « malsains » ; c’est-à-dire souvent faits de roches et relativement irréguliers.

Peut-être du fait de la « crise », nous n’avons pas rencontré énormément de monde au mouillage hormis en Costa Brava. Il est alors plus que recommandé d’arriver dans les calas avant midi ou après 18 heures car sinon il n’y a plus de place ! Les bateaux de la région se retrouvent au mouillage les après-midi pour détentes et baignades. Très peu d’entre eux restent pour la nuit. Et bizarrement, aux Baléares, il y avait beaucoup moins de bateaux.

Afin d’éviter de se retrouver en galère sans savoir où passer la nuit, il faut toujours se prévoir un itinéraire de secours. Genre si le vent tourne, genre il y a trop de monde, genre la tenue du mouillage est mauvaise ou genre la superbe cala que vous avez visé est pleine de corps-morts !

Selon nous, il est tout à fait possible de ne faire que des mouillages sur ancre d’après ce qu’on a vu et sur le chemin que nous avons effectué. Certains seront charmants et d’autres littéralement inquiétants. Les tarifs des marinas étant quand même conséquents, cela peut permettre d’économiser pas mal de sous. Mais une fois sur ancre, il est moins pratique de débarquer à terre et d’aller visiter le coin. Et puis, il faut accepter de laisser le bateau sans surveillance… On ne sait jamais. Perso, nous posions pieds à terre le lendemain matin après avoir passer la nuit dans le mouillage et donc en sachant que sa tenue était parfaite. Esprit libéré, on est plus libre d’apprécier les environs !

Même sans palmiers et sans sable blanc, on a aimé les décors. Les paysages au niveau du Cap Creus, de Majorque et de l’Espagne nord sont les plus impressionnants à mon avis. Ce n’est sûrement pas pour rien que la Costa Brava, les Baléares et la Galice sont trois bassins de croisières très appréciés. Et puis les calas ou les rias sont hyper rapprochées les unes des autres, on trouve ainsi des abris partout ! Le portugal ne nous a pas vraiment emballés, les côtes sont rectilignes et sans grandes surprises. Mention spéciale tout de même pour l’île Berlinga qu’on a bien aimé malgré son côté sinistre au petit matin dans la brume ! Mais peut-être que la descente vers le sud est plus sympa, et puis avec quelques notions de portugais, c’est peut-être également plus facile hum…

Ah oui, tiens parlons langues et nationalités ! Avec nos restes de leçons du collège / lycée en anglais et en espagnol, nous nous en sommes plutôt bien sortis. Jean-Rémy maîtrisant mieux l’anglais et moi, un peu plus l’espagnol, on s’est très bien complété. Nous avons eu un accueil super durant tout le voyage. Les gens sont serviables et agréables comme tout. Ceux qui sont se font remarquer dans les bars ou dans les rues sont pour la plupart… des français ahah ! Et nos compatriotes sont partout, autant sur mer que sur terre. Renaissance a aussi croisé beaucoup de voiliers anglais et hollandais ainsi que quelques ricains.

 

LE BUDGET

Tous les sous qui sont sortis de nos poches ont été ajoutés, puis divisés par le nombre de jours de vagabondage. Cela nous permet d’avoir une représentation globale des dépenses engendrées, puis nous les avons classées en catégories.

1] Frais de carburant : 13 euros par jours à deux

3] Courses et alimentation : 11 euros par jour

4] Voilier, nav’ et problèmes techniques : 11 euros par jour

5] Frais de ports : 9 euros par jour

6] Frais portable, internet et météo : 8 euros par jour

7] Autres (divers, courriers, plaisirs, resto, laveries…) : 5 euros par jour

TOTAL : 57 euros par jour et pour tous les deux !

Pour résumé, ces vacances en vadrouille à bord du voilier n’ont pas été terribles pour nos portes-monnaies ! Le bilan financier de ce voyage nous a même fait peur puisque nous n’avons pas eu
l’impression de dépenser exagérément et d’avoir jeté l’argent par dessus les filières. Alors comment expliquer ces chiffres ?

Tout d’abord, nous accusons encore la contrainte « temps » et la contrainte « parcours » du voyage. Parce que nous devions faire ces 2.000 milles en deux mois, nous avons du avancer quelques soient les conditions météo. On a tout à fait conscience que normalement en voilier, bah on navigue avec et selon le vent ! Or Renaissance a été souvent rafraîchi par des vents de face. La côte du
Portugal par exemple est balayée par des Alizés de Nord alors on imagine les conditions de la remontée… Egalement et contrairement à ce qu’on peut penser, nous avons eu plus de vent en Méditerranée qu’en Atlantique ! Le moteur a donc été beaucoup sollicité et globalement, c’est avec lui que nous avons fait les deux tiers du chemin. C’est ainsi que le budget carburant a littéralement explosé. Pendant ces deux mois, nous avons fait environ 260 heures de moteur, c’en était désespérant.

Solutions : Prendre son temps !

Ne pas prévoir exactement les escales mais grossièrement, à voir au jour le jour

Ensuite, nous avons été confronté à une deuxième difficulté ; celle de l’approvisionnement en bouffe. Nous n’avions pas vraiment fait les gros plein au niveau alimentation en partant de Gruissan car on entendait partout que ce serait moins cher en route ! Que nenni ! En fait, il n’a pas réellement de gros écart avec la France et ce n’est qu’au Portugal qu’on observe réellement que le
coût des vivres est moindre. En Espagne comme chez nous, il faut carrément éviter les petits supermercados de proximité, chers et sans choix. Mais quand on arrive en escale et qu’on n’a pas de voiture sous la main et que l’unique petit supermarché en question est déjà à 3 km du bateau… On n’a pas vraiment le choix si on veut pouvoir manger les jours suivants ! Sur la route, nous n’avons pas trouvé de sirop et de conserves de plats cuisinés, genre raviolis bien pratiques en navigation. Par contre, les fruits sont justes délicieux.

Solutions : Ne pas lésiner sur le nombre de boites de conserves à embarquer sur le voilier au départ

Prendre le bus ou chopper un taxi pour revenir des courses peut faciliter la besogne !

Choisir ses escales selon la proximité de l’approvisionnement

Manger du bon poisson qu’on pêche de ses mains ?

Troisième type de dépenses : pour Renaissance ! Rachat du matériel qui nous a lâché en route : pompe de douche, convertisseur, feu de mouillage, tuyau d’arrivée d’eau pour le moteur, babioles…
Sans compter, le prix des guides de navigation. Les quatre Guides Imray qui couvent toute la zone visitée nous ont coûté dans les 200 euros !

Un petit nouveau sur le bateau : une antenne GPS Raymarine achetée 295 euros à Gibraltar au lieu de 500 euros chez nous.

Passons au budget ponton. Voici un petit récap’ du prix de la nuit aux différents ports visités.

Renaissance étant un voilier de 12m par 4m :

Cadaquès sur bouée : 50 euros (cher mais sympa)

Aro : 90 euros (grosse Arnaque, on ne connaissait pas les prix des ports en Costa Brava et aux
Baléares)

Barcelone : 45 euros (au top)

Ciutadella : 37 euros (bof)

Palma de Majorque : 30 euros (au top)

Alméria : 22 euros

Gibraltar : 30 euros (au top)

Vilamoura : 60 euros

Figueira da Foz : 28 euros

Viano do Castelo : 20 euros (ponton extérieur au port)

Camarinas : 18 euros (au top)

Corogne : 29 euros

Gijon : 21 euros

Santander : 38 euros (bof)

Nous avons eu besoin de réserver une place que pour les ports de Barcelone et de Palma, ne souhaitant pas louper ces deux escales. Nous aurions peut-être également du le faire pour Ciutadella, ce qui nous aurait sûrement évité d’avoir à attendre après le ferry. Que dire de plus ? Nous avons toujours été superbement accueilli et faire la paperasse est généralement rapide. Au Portugal, c’est un peu plus long car il faut à chaque port refaire toutes les formalités d’entrée. Les passeports (que nous ne possédons pas) ne nous ont pas été demandés à Gibraltar…

Et pour finir, nous avons dépensé une véritable fortune dans nos téléphones portables. Déjà, nous avons fait l’erreur de partir sans se préoccuper de choisir une option « européenne / monde » pour nos forfaits. Après tout d’habitude, on n’est pas ce qu’on peut appeler des grands consommateurs de téléphonie mobile. Mais dès que les frontières sont passées, que vous appeliez un peu ou peu ou
beaucoup, tout passe hors forfait de toute manière !

Note : Véritablement fliqués et pistés, les opérateurs vous envoient des tonnes de messages dès que vous changez de pays ! Et après, on n’est pas surveillé…

De plus, internet via les téléphones est vraiment pratique. On capte presque partout. Nous nous en sommes énormément servis pour consulter la météo (Windfinder), et ce tous les jours et même plusieurs fois par jour ; notamment au mouillage. Voilà donc comment on arrive à des factures exorbitantes !

Un sacré pognon qui aurait pu sûrement être investi autrement, genre dans une BLU peut-être ?

Et réparer la VHF ne serait pas un mal non plus… :)

Prochain article, un petit bilan par rapport au bateau !

(Merci au photographe ! :)

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Tarifs et comparatifs des ports en méditerranée

Histoire de se faire une petite idée des prix… Je bossais de nuit à l’hôpital et je m’ennuyais alors hop hop hop recherches…
Les tarifs relevés concernent Renaissance, donc les bateaux nécessitant une place de 12m par 4m… Ils ne sont absolument pas représentatifs des infrastructures et des services proposés. Aussi certains ports comptent des taxes supplémentaires au jour/au mois et ces prix ne sont pas forcément en cours pour l’année 2009…
Mais il est certain que les ports de la côte d’Azur sont particulièrement… au port

LES PORTS TARIFS JOURNEE TARIFS SEMAINE TARIFS MOIS TARIFS
SAISONS
TARIFS ANNUELS 
CERBERE Reconstruction post-tempête ***    ***   ***   ***
BANYULS SUR MER 21
39
41 
87
148
196 
296
486
652 
***  2654 
PORT VENDRES 22,50
36,90
44 
131,20
217,30
261,30 
436
726,70
871,20 
été
2326,70 
2900,70 
COLLIOURE un jour au mouillage : 30 euros    4 heures :
10 euros
  *** ***  *** 
ARGELES   0468816327        
SAINT CYPRIEN 20
41
48 
114
200
244 
404
745
846 
6 mois :
2680 
3445 
CANET   18
36
100,80
201,60 
362,70
725,40 
***  2956 
PORT BARCARES 0468860735         
LEUCATE   0468409124        
GRUISSAN 13
24
32
79
140
160
258
465
552
hiver
1355
2492
NARBONNE   04 68 49 91 43        
VALRAS 04 67 32 33 64         
CAP D’AGDE 16,75
31,27
37,97
*** *** *** 2642
MARSEILLAN 06 12 20 35 45         
SETE 17
30
35 
92
156
184 
331
562
662 
***  2502 
FRONTIGNAN 15,10
31,40
37,20
91,30
160,70
196,60
323,80
549,50
675,40
1373
2287
2856
PALAVAS 04 67 07 73 50        
CARNON 15
30
36
84
148
188
294
502
642
1565
2204
2933
LA GRANDE MOTTE 04 67 56 50 06        
 PORT CAMARGUE 20
31
39
98
155
196
350
541
685
hiver
1362
été
2271
 2941
 PORT GARDIAN
(STES MARIES
DE LA MER)
 hiver
18,15
hiver
94,40 
hiver
354,10
***  2850,45
 PORT SAINT LOUIS DU RHONE
13,50
23,50
73,10
131,20
249,80
449,10
***  2009,80
 PORT SAINT GERVAIS (FOS-SUR-MER) 15,30
26,30
 *** hiver
347,10
hiver
617,20
 2738
 PORT-DE-BOUC
(catégorie supérieure
car largeur)
24,10
42,40
134
211
535
845
***  4078
 PORT DE CARRO(MARTIGUES)          
PORT DE FERRIERES
(MARTIGUES)
16
19
21
***  282
337
448 
***  2163 
PORT DE JONQUIERE
(MARTIGUES)
         
PORT DES HEURES CLAIRES (ISTRES) http://www.
istres.fr
/index.php?id=363
 
       
 SAUSSET-LES-PINS 04.42.44.55.01         
 CARRY-LE-ROUET 04 42 45 25 13         
 PORT DE CORBIERE (MARSEILLE) 29  ***  487  hiver 573 ?été 716 ? 5844 
PORT DE LA POINTE ROUGE (MARSEILLE) 04 91 73 13 21         
VIEUX PORT
(MARSEILLE)
         
 LE FRIOUL 04.91.59.01.82        
 PORT-MIOU calanque, sans électricté  ***  ***  ***    ***
 CASSIS tirant d’eau max 1m50    ***   *** ***  *** 
 LA CIOTAT          
 LES LECQUES 21
38
41
*** ***  366
587
1221
 5434
 BANDOL   0494294264        
BORMES LES MIMOSAS 17,30
39,40
60,10 
****  ***  2855,40
4997 
7138 
PORT MIRAMAR
LA LONDE LES MAURES
04 94 01 53 45         
LES AMBIEZ 04 94 34 07 51  ***   ***  hiver
2802
 3736
SAINT AYGULF (FREJUS) 04.94.52.74.52         
PORT CROS          
PORT GRIMAUD 20,60
33
45,30 
***  586
942
1291 
hiver
2907
5825
 SANARY SUR MER  17
25
36
118
176
247 
331
495
692
hiver 2644  ***
 LA SEYNE SUR MER          
 TOULON          
 PORT GAPEAU
(HYERES)
 rien        
 CAVALAIRE SUR MER 15
15
40
97
100
234
304
396
939
***  5222
THEOULE SUR MER   joli, pls        
SAINT LAURENT DU VAR   27,80
47
*** 668,20
1132   
  ***   7277,50
 NOUVEAU PORT SAINT TROPEZ   14,90
44,70
  ***   ***   hiver 1555,90été 6000 3932,10 
VIEUX PORT SAINT TROPEZ 17,50
95,90
*** *** hiver 2043,50
***
 FREJUS 19,80
34,10
47
118,80
204,60
282
475
818
1128
*** 6352
 AGAY SAINT RAPHAEL          
 PORT LA NAPOULE (MANDELIEU) 19,49
39 
 234
117
468
936 
***  7117,59
 CANNES 17,80
30,26
35,60
 *** *** hiver
4117,14
***
 GOLF JUAN 13,60
27,20
 *** ***  hiver
4950,40
***
 PORT GALLICE
(ANTIBES)
23
40,50
62,50 
138
243
375 
 552
972
1500
***  8395 
 NICE  15,43
32,20
***  *** hiver
5616,52
***
 VILLEFRANCHE SUR MER  16,10
32,20
 *** ***  hiver
5860,40
***
 SAINT JEAN CAP FERRAT   04 93 76 45 45        
 BEAULIEU SUR MER 18
36
 *** 540
1080
***  9720
 CAP D’AIL 04 93 78 28 46         
PORT DE FONTVIELLE
(MONACO)
53
56 
  *** 704
1218
  *** *** 
PORT D’HERCULE
(MONACO)
45
76
*** 856
1510
*** ***
 PORT DE MENTON GARAVAN 0493287800         
VIEUX PORT MUNICIPAL

DE MENTON

0493358056        
 MARINA BAIE DES ANGES VILLENEUVE LOUBET 20,85
26,20
36,50 
  *** 484
613
860
***    5800
  atl.          
 HENDAYE  16
25
33
 76
120
160
*** 255
390
500
 3577

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Tous des ordures

Un peu de rappels, ça ne fait pas de mal !

Selon la réglementation en vigueur (Marpol), il est interdit de rejeter en mer :
>>  Tous les plastiques, des cordages synthétiques, filets de pêche, cendres d’incinération de déchets qui pourraient contenir des résidus toxiques ou de métaux lourds,
>>  Tous les autres déchets solides incluant les papiers, chiffons, verre, métaux, bouteilles, céramique,
>>  Les rejets en mer des déchets alimentaires ou reliefs de repas doivent se faire aussi loin que possible des côtes et jamais à moins de 12 miles de la terre la plus proche.

Acier, aluminium et verre sont recyclables à l’infini, autant s’en servir !

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