Reprises des nav’ ! Temps clair, légère brise, nous partons en fin de journée faire quelques ronds dans l’eau. A peine éloignés du ponton, je cris « Embata » en pointant du doigt les petits nuages qui coulent sur le Jaizkibel. Et merdouille… Je ne me doutais pas que j’étais dans le vrai ! Ahah, 10 minutes plus tard, nous sommes au milieu du chenal avec 25 nœuds d’ouest ! Des rafales font giter le bateau encore à sec de toile. La plage de Fontarrabie n’est que poussière, le sable vole de partout. Curieux nous décidons d’aller juste voir comment c’est en mer… 3 ris dans la grand voile ! Mer plate moutonneuse ! Un autre voilier s’éclate dans la baie. Un petit bout de génois juste pour équilibrer le bateau ?
Et là… Grosse grosse rafale dans ta poire, taaaaaa !
…
Bon on rentre ? :)
Faut croire qu’on avait pas tout bien arrimé à l’intérieur hum hum…



Suite et fin (non pas encore !) de nos travaux sur le pont. Nous enlevons l’hiloire qui surplombe le roof afin de pouvoir dégommer le bois en dessous. Winch et taquets coinceurs sont mis de côté. Monsieur râle les bras coincés sous les plafonds de la descente. Dessous nous découvrons un max de trous ! Effectivement notre descente pisse régulièrement lorsqu’il pluite… Mastic et au revoir sacrée passoire !
Quel bonheur ce serait si nous pouvions tendre vers un bateau au pont étanche…


On rebarbouille le tout d’Interprotect et maintenant place à la peinture… On en voit le bout !
Pendant ce temps-là, j’en profite aussi pour cétoliser le rail de fargue. Car si le Cétol Marine n’a pas tenu sur le pont piétiné sans interruption, on pense et on espère que cela devrait le faire pour cette partie du pont. Go pour 4 couches ! On aurait bien rajouté aussi du Cétol Marine Gloss pour l’aspect brillant mais impossible d’en trouver en France. Idem pour l’autre. Sikkens arrêterait-il sa production ?
Bon il nous reste quelques pots à finir…
En démontant les mains courantes du roof, une a pété ! JR doit s’occuper d’en faire des nouvelles…
Adieu bois pourri ! A poil le roof… On s’occupe de toi à présent :) Étape number 1 : on arrache tout et on bouffe de la poussière pour récupérer une surface plane !

Une fois le roof poncé et nettoyé, on s’occupe de reboucher tous les anciens trous. Y’en a tout un paquet, tu m’étonnes qu’on ait continuellement des fuites à bord… JR restrate sous la cadène du bas-étai pour consolider tout ça. Dans le même temps, il crée aussi l’entourage du panneau de pont de la salle de bain afin d’obtenir une surélévation du roof à ce niveau. Bizarre que ce panneau de pont ne possède pas ce truc anti fuite… Tous les autres l’ont !

Bon la suite pas du tout répétitive : mastic, ponçage, mastic, ponçage, mastic… C’est bon là ? L’interprotect est passé en double partout partout… Vite, délimitons les zones à peintre. On commence par les couches de Toplac ; ce qui va nous permettre de remonter l’accastillage et donc les plafonds du carré ! Nous récupérons donc notre espace intérieur ainsi que notre éclairage hourra…
Voilà l’boulot !
Grande interrogation du jour de toujours : mais pourquoi les anciens proprio avaient-ils viré le deuxième réservoir d’eau du bateau !? Humhum… Donc repassant par la case départ, nous avons fait faire au « m’sieur de l’inox » un nouveau réservoir pour augmenter nos réserves de flotte. Sur mesure, il s’adapte parfaitement à la forme trapézoïdale du coffre bâbord du carré. Bon ok, le « parfaitement » est un bien grand mot et il a fallu faire quelques petites découpes par ci par là pour que le réservoir trouve enfin sa place…
Une cloison intérieure (anti coups de bélier ?) adoucira les mouvements de cette masse liquide >
Bref, après quelques suées, le réservoir d’eau est calé et le chauffage est décalé héhé ! :) Nous voilà maintenant avec 350L d’eau à bord, ce qui entre nous ne me parait pas énorme… Des bidons viendront bien arranger ça.
JR a également installé une arrivée d’eau de mer sur l’évier de la cuisine, plus pratique pour la vaisselle en autre ! Et oui, Économie qu’on a dit !

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Acheté en 2009, il est temps de faire réviser notre radeau Plastimo !
On se renseigne d’abord chez le ship d’à côté, puis finalement nous décidons d’aller voir à la station de Saint Sébastien, juste de l’autre côté de la frontière. En route ! Sur place, nous tombons sur un bonhomme super sympa qui nous propose d’assister à l’ouverture de la survie… Super :) Au milieu de ce grand hangar où trainent pas mal d’autres radeaux de différentes marques, le voilà qui se lance dans un véritable petit cours. Le container est niquel, le scotch sur son pourtour est tout cramé ; ce qui a laissé entrer un peu d’eau. Pas de souci car le radeau est emballé sous vide dans un grand sac étanche ! On coupe. La survie est déroulée puis gonflage sans percussion de la bouteille, bouteille qui sera simplement pesée pour vérifier son contenu. Hop le radeau est gonflé et notre bonhomme s’applique maintenant à nous montrer les différents éléments : emplacement du couteau, des valves, de la lampe extérieure, du système de récupération d’eau de pluie, du réflecteur radar…

< Double fond isolé
< Couteau et matos
< Ancre flottante !
Ensuite, nous emportons le sac de matos sur une table pour voir ce qui se cache dedans. Ecope, 2 éponges, système de réparation du radeau – carrément inefficace selon lui – 2 pagaies, lampe torche étanche, cyalumes, 2 fusées parachutes, mini-miroir de signalisation, gonfleur, 3 feux à mains, cachets anti mal de mer, livret… Pas d’eau, pas de bouffe pour un moins de 24h !
La pyrotechnie, la colle de réparation, les cachetons et les piles sont à changer. Les cyalumes seront remplacés par une lampe intérieure, réglementation espagnole oblige. (Tant mieux !)

Aujourd’hui, le radeau est toujours là-bas. Concernant le tarif… On verra ! Je lui ai également envoyé un mail à posteriori pour savoir s’il était possible de récupérer les éléments qui seront changés mais pas encore périmés ! Ça ira très bien dans le bidon de survie que je suis en train de constituer…
Verdict : 310 euros cette première révision !
Sympa en tout cas d’avoir pu visualiser le radeau et ses éléments avant de devoir, sait-on jamais, embarqué à son bord ! De plus, ça me permet de mieux cerner les manques et les limites de cette survie…
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