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Bidons de survie

Avant le départ n°2, révision de tout l’équipement du bateau et donc du matos de sécurité contenu dans les bidons de survie…

Puisque j’ai le nez dedans et puisque je n’avais rien posté sur le sujet avant le départ n°1 d’Hendaye, voici les petites choses que l’on a décidé de prévoir au cas ou il faudrait abandonner le bateau et sauter dans la survie… En fait, c’est lorsque nous avions assister à la révision de notre radeau l’année dernière que l’on avait pris conscience qu’on comptant uniquement sur ce dernier, nos chances de survie étaient… nulles ridicules minimes ! Du coup, parce que je suis un peu du style à tout prévoir et parce je pense que ce n’est pas une fois qu’on a les pieds dans l’eau qu’il faut se demander quoi embarquer, on a envisagé de prendre quelques suppléments… Donc notre plan « d’évacuation » comporte notre fabuleux radeau de survie Plastimo, deux bidons de survie étanches, un jerrican de 20L d’eau et deux sacs souples pour embarquer au tout dernier moment le matériel qui nous sert couramment en navigation…

Chaque bidon/sac comporte un bout muni d’un mousqueton afin d’être crocher directement là ou il faut, histoire de ne rien perdre en route… Pourquoi deux bidons ? Pour ne pas les remplir à raz bord et pour assurer leur flottabilité ! ;)

Ça vaut c’qu’ça vaut mais c’est cadeau !  > Inventaire bidons de survie + blabla // Évacuation dans le bib

Les 2 bidons bien fermés, direction la plage arrière…

Recherches qui ont permis de trouver cet article :

  • voilier Dyade

Constitution de notre pharmacie de bord

Dernier article de la catégorie ‘santé’ du blog (du moins on l’espère !) avec l’élaboration de la pharmacie de bord ! C’est une étape importante dans notre préparation ; pour de la bobologie mais aussi dans l’éventualité d’un accident plus grave…

Pour ce faire, il a fallut faire pas mal de recherches sur le sujet. Il semble que certains grands principes de base ressortent à chaque fois… Ainsi en vrac, ils rappellent que :

¤  Un médicament n’est jamais anodin ; si question médicale allo CCMM de Toulouse !
¤  La localisation de la pharmacie (Accessible avec un grand A) doit être connue de tous…
¤  Le réapprovisionnement du stock se fait au fur et à mesure, bien sur !
¤  Tenir un listing facilite la tâche…
¤  Les péremptions sont vérifiées avant le départ…
¤  Le rangement est à soigner ; c’est top dans des boites étanches ou dans des sacs Ziploc car milieu marin = humidité + variations de température…
¤  Pour un gain de place, on peut jeter les boites en ne gardant que les notices.
¤  On préfèrera acheter des boites de médocs avec les dates de péremptions les plus tardives. Ah bah oui facile à dire comme ça, un peu moins à la pharmacienne avec vos trente boites de médocs quand derrière vous la file d’attente s’allonge…
¤  Aussi, il faut préférer les forts dosages sécables permettant d’obtenir une demi-dose, toujours dans le but de gagner de la place !
¤  La liste du contenu de la pharmacie est imprimée et protégée de l’humidité. Elle se trouve avec les boites de rangement, près des moyens de communication du bateau et/ou sur l’ordinateur de bord. (Ce qui permet son envoi si nécessaire à un correspondant). L’idéal est aussi de la faxer au CCMM avant le départ avec les fiches médicales… Fait !
¤  Enfin il est bon de connaitre les numéros et procédures d’appel pour une urgence médicale, ouai… Faut que je fasse un mémo pour la table à carte…

Voilà pour le blabla, et donc qu’est-ce qu’on y trouve dans ta pharmacie ??


Des antalgiques et des anti-inflammatoires contre la douleur. Ça va du paracétamol à du un peu plus corsé pour les douleurs plus fortes. On trouve aussi un myorelaxant au cas-zou !

Une boite contient des traitements pour le bidon. Pour constipation, diarrhées, maux de ventre, d’estomac et autres joyeusetés du système digestif ! Attention à l’eau et à l’hygiène alimentaire…

Un sachet avec quelques collyres et d’autres babioles sera réservé aux traitements des conjonctivites, otites…

Ne possédant pas de terrain allergique, nous avons tout de même prévu un anti-histaminique et surtout des corticoïdes, per os et aussi sous forme injectable si l’urgence se présente. Un bronchodilatateur les a également rejoint, sait-on jamais…

En bateau, le mal de mer plane parfois autour de nous moi nous alors quelques antinaupatiques seront appréciés en préventif ou curatif si la gerbe nous vient. Des patchs de Scopo sont aussi disponibles, bien que j’espère ne jamais y venir. J’ai testé uniquement la Cocculine et les bracelets anti-mal de mer… Efficacité ?? Difficile à évaluer vu la part du psy dans tout ça hum. Attention à l’effet sédatif de certains traitements.  Tiens rajoutons aussi quelques antiémétiques, l’idéal quand on vomit étant les formes orodispersibles/suppo…

Nous sommes en vacances et pourtant le stress est et sera malheureusement toujours là puisque allant de paire avec le phénomène d’Adaptation. Certes en bateau c’est un autre type de stress mais moralement et physiquement (et puis socialement rah zut’ !!), cela peut vite peser. Aussi j’ai prévu des anxiolytiques légers pour les situations de crise. Par exemple, si grosse avarie ou gros problème, on va éviter de flirter avec une attaque de panique ne sachant pas quelles seront nos réactions dans une situation de détresse… Nous privilégierons d’abord la phytothérapie si on doit en avoir besoin, par exemple pour un gros manque de sommeil…

Je vous passe la rubrique contraception pour pas être embêtés 9 mois plus tard… :)

Ensuite, j’ai prévu une grosse couverture antibiotique qui représente avec les antalgiques un des posts les plus importants de cette pharmacie de bord. Le but est de pouvoir faire face à un maximum de situations et de traiter efficacement les diverses infections qui nous guettent. On dit qu’avec le sel et surtout avec la chaleur, toute plaie a tendance à s’infecter rapidement et à trainer… De plus, les suites d’un bobo purulent ou d’une infection systématisée peuvent être gravissime. Reste nos deux appendices qui ont intérêt à rester sains durant tout le voyage (transat’)… D’ailleurs, j’ai trouvé un chouett’ document sur la gestion de l’appendicite en mer sur STW, on apprend notamment qu’en théorie il serait possible avec une antibiothérapie de choc de refroidir suffisamment l’infection pour retarder la chirurgie curative… Intéressant tout ça.

Vient ensuite les différentes pommades, crèmes et lotions pour toutes sortes de désagréments cutanés comme les irritations, brulures, champignons qui puent, bactéries toutes vertes, morsures du soleil…

Et puis bah pour finir, faut parler du matos ! Nous possédons à bord tout le matériel nécessaire pour faire des pansements avec des antiseptiques incontournables, du sérum phy passe-partout, sans oublier des hémostatiques et de quoi suturer une plaie… Scalpels, seringues et aiguilles stériles pourront peut-être un jour servir et méritent qu’on leur fasse une ‘tite place dans le bazar. Pour les urgences : on n’oublie pas les traditionnels garrots, couvertures de survie et Guédel… J’ai même un BAVU à bord haha, donné par le voisin… Bon là c’est ptète un peu trop, je ne sais pas quoi en faire ! :)

—————– En détails si ça peut servir, voici la liste embarquée : pharmacie Médocs Renaissance Θ et pharmacie Accessoires Θ !

Bon voilà, la pharmacie ça représente quand même un sacré budget car rien n’est remboursé par la sécu évidemment. Les antibio sont les plus chers, jusqu’à 25 euros la boite ! Même si nous avons eu la chance de tout acheter dans une pharmacie « discount », Lafayette pour ceux qui connaissent, la note est très salée.

Et le pire dans tout ça, bah c’est qu’on espère que cela restera de l’inutile et de l’argent jeté par dessus bord pour rien n’est-ce pas ! :)

Fais voir ton bras !

Bon ça y est la session vaccination est officiellement terminée yéé !

On a un petit peu trainé et je viens juste de piquer m’sieur pour la dernière injection de la liste. La question est maintenant de savoir quels pseudo-symptomes va-t-il développer ce coup-ci haha !

« Ça me gratte / Non ça brûle maintenant / Aïiie j’ai la main paralysée ! / J’peux plus bouger / Ça y est j’ai de la fièvre / On dirait un coup de poing / J’vais vomiiir… » :)

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Bon sinon quelques détails sur nos vaccins d’avant voyage. En accord avec le doc, nous avons choisi de nous faire vacciner contre l’hépatite A, la fièvre jaune et la fièvre typhoïde. Je suis déjà vaccinée d’office contre l’hépatite B (boulot hosto) mais Jean-Rémy ne le fera pas. Par contre, il aura droit à un rappel du DTP dans l’doute…

  • Hépatite A : C’est la plus fréquente des hépatites virales. Transmission oro-fécale (eau/aliments contaminés). Peut passer inaperçue ou symptômes variés : fièvre, ictère, fatigue, inappétence, nausées… Invalidante mais rarement grave. Pas de traitement. Vaccination en 1 injection avec un rappel 6/12 mois après.

  • Fièvre typhoïde : Maladie bactérienne potentiellement grave. Transmission oro-fécale également. Symptômes : diarrhées, forte fièvre, nausées, céphalées, épistaxis, douleurs abdo, éruption cutanée, torpeur, prostration, délire… Traitement antibio et réhydratation. Vaccination en 1 injection, rappel tous les 3 ans.
  • Fièvre jaune : Maladie hémorragique virale aiguë transmise par des moustiques infectés. Symptômes : fièvre, douleurs abdo, nausées, vomissements… Amélioration ou aggravation possible avec vomissements noirs, ictère, insuffisance rénale, saignements gastro, yeux, nez… Jusqu’à 50% de mortalité lors d’épidémie. Pas de traitement. Vaccination obligatoire dans certains pays (Guyane), effectuée uniquement dans un centre agréé par l’OMS. Remise d’un carnet de vaccination international qui peut être contrôlé. Vaccination en 1 injection pour 10 ans.

Prêt de 200 (!) euros de vaccins et voilà tout pleins d’anticorps à fabriquer ! Merci collègue pour m’avoir piquée… :)

Concernant le palu, il n’y a pas de vaccin et nous choisissons de partir sans traitement. En effet, c’est un peu compliqué parce qu’en gros, il y a différents « types » de palu donc différents traitements sous forme de comprimés à prendre quotidiennement pendant des semaines… Pas faisable donc nous nous contenterons d’éviter la rencontre avec ces saletés de bestioles. Moustiquaires, vêtements couvrants et répulsifs seront nos potes ! Et puis bon, il y aussi le risque de dengue à prendre en compte pour certains pays…

Pour plus d’info :

> Conseils aux voyageurs (ministère des affaires étrangères) : dernières alertes, fiches pays, santé…

> OMS et InVS : actualités et dossiers santé

> Institut Pasteur : épidémio, conseils…

> CHU de Rouen

Révision de la survie

Acheté en 2009, il est temps de faire réviser notre radeau Plastimo !

On se renseigne d’abord chez le ship d’à côté, puis finalement nous décidons d’aller voir à la station de Saint Sébastien, juste de l’autre côté de la frontière. En route ! Sur place, nous tombons sur un bonhomme super sympa qui nous propose d’assister à l’ouverture de la survie… Super :) Au milieu de ce grand hangar où trainent pas mal d’autres radeaux de différentes marques, le voilà qui se lance dans un véritable petit cours. Le container est niquel, le scotch sur son pourtour est tout cramé ; ce qui a laissé entrer un peu d’eau. Pas de souci car le radeau est emballé sous vide dans un grand sac étanche ! On coupe. La survie est déroulée puis gonflage sans percussion de la bouteille, bouteille qui sera simplement pesée pour vérifier son contenu. Hop le radeau est gonflé et notre bonhomme s’applique maintenant à nous montrer les différents éléments : emplacement du couteau, des valves, de la lampe extérieure, du système de récupération d’eau de pluie, du réflecteur radar…

 

< Double fond isolé

< Couteau et matos

< Ancre flottante !

Ensuite, nous emportons le sac de matos sur une table pour voir ce qui se cache dedans. Ecope, 2 éponges, système de réparation du radeau – carrément inefficace selon lui – 2 pagaies, lampe torche étanche, cyalumes, 2 fusées parachutes, mini-miroir de signalisation, gonfleur, 3 feux à mains, cachets anti mal de mer, livret… Pas d’eau, pas de bouffe pour un moins de 24h !

La pyrotechnie, la colle de réparation, les cachetons et les piles sont à changer. Les cyalumes seront remplacés par une lampe intérieure, réglementation espagnole oblige. (Tant mieux !)

Aujourd’hui, le radeau est toujours là-bas. Concernant le tarif… On verra ! Je lui ai également envoyé un mail à posteriori pour savoir s’il était possible de récupérer les éléments qui seront changés mais pas encore périmés ! Ça ira très bien dans le bidon de survie que je suis en train de constituer…

Verdict : 310 euros cette première révision !

Sympa en tout cas d’avoir pu visualiser le radeau et ses éléments avant de devoir, sait-on jamais, embarqué à son bord ! De plus, ça me permet de mieux cerner les manques et les limites de cette survie…