Questions qualité de vie et surtout d’environnement…
Le port de plaisance de Sète, on l’apprécie particulièrement pour au moins dix bonnes raisons :
1) Son air sain et respirable


2) Ses eaux claires et limpides

3) Son port toujours propre et ses infrastructures sécuritaires

4) Ses Boy-scoots toujours souriants

5) Sa délicate odeur de gasoil ou de cantine, selon les vents…
6) La magnifique vue qu’il nous offre, grand plongeon au cœur de la nature

7) Le fait de garder le pied marin sans sortir le bateau du port
8) Son statut de premier port de pêche en Méditerranée et la limitation de la vitesse dans les eaux du port


9) Sa douce sérénade quotidienne (couinement de pare-battages écrasés)
10) Son désir inébranlable de vouloir repeindre le pont du voilier couleur « dépôts-noirâtres-pollués »
A Sète donc tu iras, que si pas d’autres choix tu n’as…
Et… Bien plus heureux sont les Pavillons Bleus !
Recherches qui ont permis de trouver cet article :
- canivet yves
- yves canivet
En tout premier lieu, tous mes vœux pour cette nouvelle année !
En espérant que vous ayez bien festoyé et réveillonné, et qu’elle vous apportera tout ce que vous souhaitez (gaieté, santé et pas envie d’énumérer hé) !
Bah moi cette année 2010, je l’ai vu arriver celle-là… Sans eau chaude… Ni chauffage !! Aaah une calamité ! :)
A l’heure fatidique où le champagne et autres alcools coulaient à flot, où les panses étaient déjà bien remplies de nourriture festive et où des « Joyeux nouvel an » fusaient de toute part, je me débattais à essayer de faire au moins fonctionner l’électricité dans le voilier entre aller-retours d’un disjoncteur à l’autre ! Et quand on n’y connait rien dans ce domaine, je peux vous avouer que ce n’est pas une chose aisée.
Situation qui a quand même duré quelques jours… Bref, restée sur le voilier car travaillant à l’hosto pour le nouvel an, on peut assurément dire que je me suis éclatée !
Arf, le bateau… Faut vraiment en vouloir parfois, nan ?
Aglagla qu’il fait froid !
La température extérieure varie entre 0 et 5°C en ce moment… Et dire que la semaine dernière, on se baladait dehors encore très légèrement couvert ! L’hiver a définitivement pointé le bout de son nez avec son lot de grelottements et de claquages de dents. En plus du froid sec, un petit vent glacial vous rappelle que vous n’avez pas bien fermé le haut de votre manteau et que vous auriez du, quitte à avoir l’apparence d’un boudin emmitouflé de haut en bas, piquer le bonnet déformé qui traine lui bien au chaud au fond d’un placard…
Les quelques passages obligatoires dans ce froid prennent l’allure pour moi de courses très sportives où le seul objectif est d’arriver le plus vite possible à la destination chauffée. J’admire par la même occasion les quelques courageux promeneurs qui parsèment mon chemin.
A l’intérieur du voilier, c’est pas le pied ! L’artisanal chauffage à eau du capitaine a du mal à nous offrir une température ambiante correcte. Tout est fermé et les hublots gelés sont calfeutrés avec de l’isolant en alu afin d’éviter le plus possible les déperditions de chaleur… Ca fonctionne plus ou moins, enfin, j’ose espérer que ça marche un minimum. En tout cas, ça règle temporairement le problème du manque de rideaux aux hublots mdrr !
Ce matin, je me suis levée la tête embrumée et chaire de poule au bras, je me suis dirigée vers le thermostat. Verdict : 8,5° ! Aaah… (cri d’horreur et de désespoir) Bref, de quoi être de bonne humeur de bon matin ! En route chauffage, t’as du boulot ! Quelques instants après, assez longs ces instants, la température est difficilement remontée à 13° à coup de souffle tiède puis froid ou presque…
Bon je me plains mais j’ai encore le privilège de travailler dans un endroit bien chauffé, mais pas le chef… J’espère ainsi que cela ne mettra pas nos (ses) humeurs et nos (ses) nerfs à vifs, et surtout que le moral sera épargné parce qu’avoir tout le temps froid, bah ça use.
Interrogation du jour : chauffage à eau ? Euh… ça ne gèle pas l’eau ? :)
Cela fait maintenant quelques jours que nous sommes au port de Sète et petit à petit on se fait à ce nouvel environnement.
Le Môle Saint Louis compte 345 anneaux et nos premières impressions sont plutôt bonnes.
La capitainerie qui est flottante nous a accueilli très sympathiquement ! C’est un petit port super vivant qui nous change de Port Camargue. C’est toujours surprenant de voir autant de monde sur le ponton. Bon ok, nous sommes au ponton dédié aux visiteurs mais quand même ! Pour ce qui concerne les tarifs, un mois à Sète nous coûtera 331 euros ainsi qu’un supplément de 30 euros mensuels car nous vivons à bord.
Ah oui ! Ca y est ! Le voilier est désormais également mon chez-moi. J’ai emménagé il y a peu, ramenant avec moi quelques cartons au grand dam du capitaine qui considérait mes affaires comme une espèce de bordel inutile sur le voilier ! J’ai donc du lutter pour les lui faire accepter :) Et sincèrement… Si on devait objectivement comparer qui de nous deux possède le plus grand bazar qui ne sert à rien sur le bateau, je ne serai pas en tête de liste mdrr !
« C’est quoi ce truc, c’est à jeter ? » (Je tiens alors dans les mains une sorte de fil tout tordu et à moitié pourri) … « Euh non mais c’est à garder, on ne sait jamais ! » …
Bah voyons, et c’est moi qui entasse…
Sinon, il fait beau et bon ! Sète est une ville pleine de charme et de petits coins à visiter. Côté boulot sur Renaissance, on n’avance pas du tout en ce moment. Il faut dire que Jean-Rémy reprend le travail lundi prochain, moi le lundi d’après, alors entre repos et ballades, on profite avant de reprendre …

Les petits points noirs du tableau :
Le voilier comme tous les autres bateaux bouge relativement beaucoup à chaque passage de chalutiers et autres…
La propreté des eaux du port est plus que bof…
Mais elle est où cette saleté de port !? C’est encore loin ?
Jean-Rémy me montre du doigt l’entrée du port et nous devons enrouler la trajectoire du voilier pour rentrer côté ouest. Nous sommes frigorifiés, tremblant de partout, mais véritablement soulagés d’arriver enfin à destination. On va pouvoir se sécher, se changer, se réchauffer et manger un bout. Mais point de réjouissances trop rapides ! Il nous reste encore une épreuve et non des moindres. Nous devons d’abord trouver le port de plaisance, s’amarrer, puis filer à la capitainerie afin de voir si nous devons bouger le bateau vers un autre emplacement… La fatigue et le froid me font douter sur mes capacités à pouvoir faire tout ça.
Le voilier s’avance tranquillement dans le port croisant quelques gros bateaux de pêche. Nous sommes à présent hors de portée du vent qui semble être tombé d’un coup. Nos yeux cherchent la capitainerie qui se dessine alors un peu plus loin devant nous. Ok, la voici, mais par contre, où devons nous nous amarrer ? Les quais sont super hauts ; les taquets d’amarrage sont énormes et ne conviennent pas pour un petit voilier comme le nôtre. Nous nous avançons afin de voir de l’autre côté. Idem. Tant pis, on se pose là, le long de ce quai désert surement réservé aux bateaux de pêche mais on n’en a pas pour longtemps. Tout en douceur le voilier vient se caler contre un gros pneu qui serre de pare-battage au quai. Nous prenons quelques minutes pour virer nos vêtements trempés qui nous collent poisseusement. Au sec ou presque, ça va déjà mieux ! On saute à terre, en route ! Euh… une barrière de plus de 2m se dresse devant nous, nous faisons le tour…
Deuxième et dernière barrière ! Nous sommes coincés sur le quai mdrr ! Donc après une petite escalade, nous voici dans la capitainerie face à un monsieur qui nous explique que nous ne sommes pas au bon endroit et que lui, il gère le port de pêche. Arf, les idiots, on aurait pu s’en douter. Il nous fait appeler la capitainerie du port de plaisance, rendez-vous au ponton C en bas du phare.
Après avoir remercier monsieur et après avoir encore sauter une barrière, nous remontons à bord et prenons la direction du port de plaisance. Il se situe en fait bien plus à l’entrée, nous ne l’avions pas vu… situation qui peut être explicable par la nuit tombante. Ponton C ? Pas de ponton C mais un ponton 6 avec de la place pour les visiteurs. Deux essais vains avec des cailloux qui se rapprochent, puis une réussite avec une pendille à fixer à la proue… Heureusement que cette barre incertaine a tenu, sinon nous courrions à la tragédie. Nous y sommes !
La capitainerie est maintenant fermée, nous nous présenterons plus tard. Le voilier se branche, et commence tout doucement à se réchauffer. A son bord, nous sommes deux carcasses heureuses d’être arrivées et vidées d’énergie. Nous allons pouvoir nous reposer puis nous remplir la panse. Et puis Morphée nous attend… Quelle journée !










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