Voilà déjà quelques jours que nous sommes à Baiona patientant pour une météo plus clémente. Mardi, nous nous sommes rendus au port. Pas de ponton visiteur ; soit les boys vous placent soit c’est le ponton carburant. L’accueil par la madame militaire dans sa cahut’ est bof bof. Nous paierons 33 euros la nuit et le wifi coûte trop cher, on renonce. 12 euros ! Voué sauf que du ponton on ne capte pas haha, l’arnaque. Une heure est donnée gratuite mais impossible de se connecter. Bon, on verra plus tard. Pas de machine à laver au port mais une laverie en ville… Bon bah on verra plus tard aussi ! Procastinateurs nous ?! :)
Mais il y a bien une chose qu’on ne peut pas remettre à plus tard, c’est la visite au véto pour le matou ! Elle a un rappel à faire et surtout le vaccin antirabique, précieux sésame, obligatoire pour pouvoir passer les frontières en toute légalité. La clinique n’est pas loin du port, et nous tombons sur un super véto qui fait l’effort de parler doucement en articulant. Cool, j’appréhendais un peu car notre espagnol a quelques lagunes on dira hum… Un quart d’heure après, l’affaire est réglée ! Yoda n’a pas trop bronché malgré qu’elle se soit bouffé une vitre en essayant de déguerpir par une sortie qui n’en était pas une ! :)


Visite de la ville, des remparts, du ‘tit parc où finalement se trouve une connexion internet gratos (merci pour l’astuce !), gros gros coup de vent ce mardi soir : on est mieux au port, retour au mouillage pour les nuits suivantes, avitaillement, premier petit apéro avec un bateau qui descend comme nous, relâche et détente !
Demain, toujours et encore du vent de sud. Arf. Cela ne devrait changer que dimanche voire lundi prochain. Renaissance, partira / partira pas ? Et puis la charmante Galice, bah c’est fini snif. Maintenant c’est la descente du Portugal qui commence…
(Arf)


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Nous voici tirant des bords dans la ria de Pontevedra. Et petits ces bords ! Entre les viveros qui prennent un peu de place et la ria qui n’est pas super large non plus… Mais c’est le jeu, on avance. Tranquillement l’île Tambo qui protège Combarro s’éloigne de nous et nous remontons peu à peu. Direction la ria d’Aldan un peu plus au sud-ouest !
Nous tenterons de nous remettre à l’ancre là où nous étions il y a deux ans pour profiter d’une connexion internet sauvage mais c’est loupé ! Nous n’avons pas assez avancé ! :)
Renaissance trouvera place devant la première plage où il y a déjà quatre bateaux, français, espagnol, suisse et anglais !
Au petit matin, le vent forcit et nous nous retrouvons avec 20 nœuds de vent au mouillage et il commence à pleuvoir. Les prévisions météos que nous avons annoncent du 30-35 nœuds de sud pour le lendemain. Hum… Bon qu’est-ce qu’on fait ? On reste coincé ici ou on tente de rejoindre Baiona ? Finalement, nous avons quitté Aldan, un peu secoués devant les îles Cies où le vent a bien sur accéléré et où la mer restait formée. Vent de sud en plein dans la face et puis dès que nous avons pu, nous avons sortis les voiles. Au près serré, deux ris et génois enroulé, 5 nœuds en avant…

Arrivée dans la soirée sur Baiona. Nous préférons nous mettre à l’ancre et d’aller demain matin au port, pour le plus gros du coup de vent. On mouille juste devant les pontons du puerto deportivo par 6-8m de fond protégé par le brise-lames du port. Mouiller devant la plage est également possible…
Nous avons fait un dernier mouillage dans la ria de Arosa avant de rejoindre la ria suivante. Celui-ci était complètement désert et situé sous le pont qui relie l’île d’Arosa à la terre. Nous avons eu la surprise d’apercevoir des dauphins jusque dans cette baie !
Le lendemain, nous repartons. L’objectif est d’atteindre la ria de Pontevedra. En route ! Après avoir contourné les viveros, on met les voiles et ce jusqu’à la fin. Cela fait maintenant un moment que le moteur n’a pas marché (hormis pour les arrivées et les départs…), on est content.

Malgré le grand nombre de marinas, Pontevedra est jolie comme tout. Le bateau avance tranquillement et c’est à Combarro que l’ancre est posée. Nous sommes encore seuls au mouillage si bien qu’on se demande si c’est encore autorisé vu la proximité avec la marina toute neuve… Mais oui ! Devant nous se trouvent trois-quatre viveros et un vieux bateau sur corps mort. Toujours bizarre de constater que ces mouillages sont comme l’ensemble des marinas espagnoles : Vides ! Bien plus tard un ketch hollandais nous rejoindra…
Nous partons en annexe vers le village vérifier les dires de notre bouquin qui annonce : « Ne manquez en aucun cas la visite de Combarro… » Ok, ok. Effectivement, c’est un vieux village de pêcheur très pittoresque ! Maisons de granit, chemins sinueux et horreos les pieds dans l’eau…

Ca mérite le coup d’œil ! Il y a beaucoup de monde dans les rues, dans les restau ou encore dans les boutiques de souvenirs celtes avec sorcières, elfes et … mais l’endroit est sympa comme tout !


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Brouillard au départ, brouillard à l’arrivée ! Mais sur les 30 milles qui nous ont permis de rallier la ria suivante, nous avons eu un peu de répit dans l’après-midi. 12 nœuds de vent nous ont continuellement accompagnés. Cool pour nos oreilles, pour notre bien-être et pour le budget carburant !
Après avoir contourné l’Isla Salvora, nous pénétrons donc dans la ria de Arosa, la plus grande et soi-disant la plus attrayante. Mouai. La soirée est bien avancée lorsque nous jetons l’ancre devant Santa Uxia de Riveira. Ce mouillage ne présente rien d’intéressant, le décor est moche tout comme les abords de la grande ville. C’est bruyant comme pas possible. La sirène de la caserne des pompiers ( ?) retentit toutes les heures même pendant les nocturnes ! On a un peu l’impression d’être tombés sur une ville soit en état de siège ou soit en train de cramer de tout les côtés. Drôle d’ambiance. On se retrouve ici car j’ai choisis un mouillage facile sur du sable et que bah c’était plus joli sur la photo du bouquin ! :) Nous prendrons une tortilla sur le port en écoutant discrètement un groupe de français qui discute entre eux ; chômage, traiders, rmi, paresseux… Voué bon aller on finit l’assiette et on s’en va !

Pas un poil de vent. Nous quittons le mouillage de Muros sous une chaleur écrasante. Chaque geste nous faisant transpirer à grosses gouttes. Aujourd’hui, Renaissance n’avalera pas beaucoup de milles, six en tout et pout tout. En effet, nous décidons de ne pas quitter la ria ; nous traçons juste en face.
A peine la grand voile hissée, c’est la surprise ; nous trouvons 18-20 nœuds à la sortie du mouillage ! Là on se dit qu’on était alors vachement bien protégé… Renaissance s’retrouve au près et file à fond la fond la caisse ! C’est top ! Et puis voilà l’air qui se rafraichit peu à peu… Et puis voilà carrément de la brume bien épaisse !
Nous arriverons devant Punta Aguieira en même temps qu’un autre bateau. La baie est alors très ventée mais nous jetons tout de même l’ancre. Le brouillard nous entoure maintenant mais un rayon de soleil nous parvient tout de même. Apparemment ce phénomène est assez fréquent sur la côte en été…


La soirée sera très calme. Tout comme Yoda qui surveille attentivement chaque bateau ou chaque canoë. Elle monte la garde, et s’ils avaient la mauvaise idée de s’approcher, sans douter elle les boufferait ! :)

Maintenant, nous attaquons les Rias Bajas où nous comptons trainer un peu. Nous levons l’encre pour prendre la direction de la ria de Muros, la première la plus au nord. Apparemment, ce serait la mieux préservée des rias… Changement d’allure, aujourd’hui Renaissance marche au plein vent arrière ! Avec génois tangonné s’il vous plait ! Bon la manœuvre n’a pas été aussi fluide qu’espérée mais au final, ça l’a fait. Nous ne sommes pas encore très familiers avec la mise en place du tangon, surtout qu’il pèse un âne mort ce truc… 6 à 7 nœuds, et vogue bateau ! Nous pêchons encore un maquereau et je me rends compte que j’ai perdu (encore) le leurre de la ligne d’à coté hum.

Cap au NE depuis l’embouchure de la ria ! Nous arrivons rapidement à Muros où pleins de bateaux sont déjà au mouillage. Heureusement la baie est tellement grande qu’il y a de la place pour tout le monde. Nous nous rapprochons un peu du rivage pour trouver moins d’eau. 7m, aller plouf l’ancre !
Il fait super chaud ici. Nous sautons dans l’annexe pour visiter la ville. Nous découvrons encore pleins d’horreos sur les hauteurs de la ville dispersés dans des ruelles étroites. D’en haut, on remarque que la zone consacrée à la culture de moules sur viveros est assez impressionnante… On flânera encore un peu dans Muros avant de regagner le bord et avant de retrouver le matou qui nous accueille désormais à grands coups de « Miaou » ! :)



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