Archives du mois de janvier, 2014

Deep Bay

Au moment de remonter l’ancre, grosses rafales et gros soucis avec le guindeau qui décroche trois fois ! Notre réparation de fortune n’a pas tenu…
En fait dès que ça tire un peu sur le guindeau, il se desserre et dévide toute la chaîne à l’eau. Je bloque la poupée et JR doit vite venir devant pour resserrer l’enquiquineur car il nous est alors impossible de remonter la chaîne… Voilà, Renaissance possède un guindeau qui n’est pas fiable quand il y a beaucoup de vent. C’est chiant mais surtout hyper stressant quand un bateau est à l’ancre pas loin derrière. On a tout essayé ! Impossible de trouver, d’acheter ou de commander la pièce chez le fabricant… Nous ferons donc avec jusqu’à notre retour en France.

Bon, nous voilà mal partis, mais partis quand même pour rejoindre notre prochain mouillage à quelques milles au nord.
Arrivés à Deep Bay, il faut prendre garde à ne pas foncer tête baissée dans le mouillage car une épave dangereuse se situe en plein milieu. Mais il y a largement la place pour passer des deux côtés et on la repère facilement car un bout de ferraille dépasse un peu de l’eau. Une fois posés, nous nous félicitons d’avoir rejoint ce mouillage beaucoup plus abrité que celui de Five Island. Il y a toujours beaucoup de vent mais moins de rafales, pas de houle car la baie est bien fermée et surtout pas de clapot !
Nous sommes une petite dizaine de bateaux, beaucoup de canadiens et d’anglais…
Le lendemain, nous ferons la connaissance du bateau de devant. Un papi solitaire tout récemment parti de Guadeloupe pour un tour des Antilles. Il nous a abordé en nous demandant si les alizés étaient tout le temps forts comme ça ou… Bah normalement c’est plus du 15-20. Mais cette année, les vents semblent être un peu plus costauds !

A part ça, nous nous sommes rendus compte que l’eau d’Antigua est vraiment dégueu et difficilement buvable. Même après passage en carafe filtrante, c’est pas top. Elle sent un peu le poisson, et bizarre on la trouve épaisse ! Alors déjà qu’on a du mal à boire un litre par jour… Bref, cette eau servira pour la douche et nous utiliserons nos deux bouteilles de 5L d’eau minérale de réserve. Fini les îles pourvues naturellement de sources d’eau, maintenant c’est du dessal…

Petite balade à terre, pas grand chose… Encore un hôtel mais celui là semble un peu abandonné. Les ruines du Fort Barrington pour avoir une jolie vue sur la baie et un aperçu de Saint Johns. Un lagon de l’autre côté de la plage. Des catas promène-touristes qui beachent matin et après-midi. Un vendeur de tableau et un autre de tee-shirt juste en face des catamarans…

Et puis enfin, la météo annonce un 17-20 nœuds d’est pour le lendemain.
Nous délaissons donc Antigua pour rejoindre sa petite sœur Barbuda qu’on dit si belle et si déserte aussi…

(Merci Caro, merci Anne-Lise pour l’envoi de la météo :)

Five island Harbour

La principale ressource du pays est le tourisme. Plus de 50% des emplois…
Mais attention, pas un tourisme à la bidochon accessible à tous, non, plutôt un tourisme orienté très très haut de gamme !
La plupart des hôtels cumulent les étoiles, à l’instar de celui devant lequel nous sommes mouillés. Petite recherche, il n’en compte pas moins de quatre ! Du coup, on se demande si la plage est également privée… En territoire français, pas de problème, les hôtels ont normalement tous l’obligation de laisser libre d’accès le littoral. Mais ici ne vont ils pas nous refouler ? Malgré ça et malgré la distance en annexe, nous aimerions bien faire quelques pas à terre tout de même. Du coup, on embarque dans notre piscine flottante direction la mini plagette d’à côté. Mauvaise idée, nous pouvons y débarquer mais impossible ensuite de grimper les falaises pour rejoindre le sentier. Bon, on tente la plage principale, et on verra bien. Arrivée aussi discrète que possible (notre annexe est toujours orange fluo) dans un petit coin à droite de la plage. Nous croisons le vigile et pas de souci. Direction maintenant la péninsule où on découvrira que le site est à présent privé et en travaux pour y construire un nouveau complexe nommé « Luxury Locations ». Chiotte, on passe quand même (surtout que le gardien n’est pas dans sa cabane…)

Nous profitons de la balade en faisant le tour de la pointe avec vue sur Jolly Harbour côté sud et vue sur le mouillage et la baie de Five Island. La couleur de l’eau est naturellement tout aussi belle vue d’en haut. Nous traînons sur de jolies plages désertes et escaladons les parois rocheuses… C’est calme, reposant et coupé du monde. Ah qu’ils vont y être bien les futurs clients de l’hôtel…

Vers Jolly Harbour et sa marina

Sauvage…

Retour au bateau en milieu d’après-midi assez fourbus et complètement trempés par les embruns durant notre voyage en annexe !

Au mouillage, le vent redouble de puissance et un clapot assez important s’est formé dans la baie. De gros grains nous malmènent et font trembler le gréement. Selon la météo, pas d’amélioration avant encore trois jours… Si nous voulons rejoindre Barbuda, il nous faudra patienter jusque là. 30 à 35 à remonter au près avec de la houle dans la poire, c’est un peu trop pour nous et pas sûr que ce soit encore de la « plaisance » !

Une chose est certaine, nous ne pouvons pas rester ici car la protection est mauvaise et notre confort à bord se dégrade peu à peu…

La décision est prise. Demain nous lèverons l’ancre pour tenter de trouver un meilleur refuge juste au dessus, à Deep Bay, en attendant que le vent se calme…

Pouah !

Magnifiquement bleu !

Antigua est une île de 280 km2, vallonnée, pas très haute par rapport aux îles du sud donc beaucoup plus sèche. Sur tout son littoral, la côte est très découpée et offre ainsi de nombreux mouillages finalement assez peu fréquentés. Elle compte également de nombreux îlots inhabités ainsi qu’une grande barrière de corail sur laquelle vient se fracasser la houle de l’atlantique…

Mais ce qui fait la réputation d’Antigua, ce sont ses très nombreuses plages, 365 selon les brochures touristiques, immaculées et de sable blanc… Ses eaux sont d’un bleu surprenant, oscillant selon la luminosité du ciel entre le canard VC et le turquoise.
La navigation autour de l’île doit se faire de jour car il y a peu de profondeur et les approches souvent parsemées de patates de corail.

Dimanche, nous avons remonté la côte ouest d’Antigua pour aller poser l’ancre dans la baie de Five Island, grande échancrure de 2 miles de long sur 1 mille de large. Nous avons alors obliqué vers l’Hermitage Bay, avec un hôtel caché dans la végétation et une jolie plage… N’ayant pas de carte très détaillée et OpenCPN étant un peu juste là aussi, Renaissance est resté un peu en retrait et l’ancre a touché le sol par 4m de fond.

Mouillage face à l’hôtel…

L’environnement est calme, très peu construit et l’ensemble est vraiment beau. La couleur de l’eau est juste magique ! Revers de la médaille, la visibilité est quasi nulle dans l’eau, sûrement due au sable corallien en suspension…

Uniquement trois bateaux, désert quoi…

En regardant vers le nord de la baie !

L’endroit est aussi stratégique. En effet, nous captons le wifi gratos de l’hôtel avec un super débit de connexion du tonnerre ! Idéal pour mettre le blog à jour et surtout pour suivre l’évolution de la météo…
Que de vent en ce moment : 25 nœuds d’est-nord-est ! Espérons que ça se calme prochainement car pour rejoindre Barbuda au plein nord, cela risque d’être compliqué…

La couleur de la mer est inhabituelle et… somptueuse !

Recherches qui ont permis de trouver cet article :

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Pot de colle

Toujours à English Harbour, mais maintenant grosse envie de solitude… Pour les prochains jours, nous prévoyons de buller une petite semaine entre les mouillages d’Antigua et les grandes plages désertes de Barbuda.

Nous profitons donc de notre dernier jour ici pour se refaire un peu de gaz, le plein d’eau, même si nous n’étions pas encore à sec, et le plein de carburant.

Petit souci avec l’eau légèrement saumâtre… Sur le coup, on s’est dit que ça n’était pas bien grave, et qu’on la passerait sûrement à la carafe avant de la boire si le goût n’était pas top. En plus des réservoirs et des bidons, nous dédions une bonne dizaine de bouteilles de 5L pour l’eau dite de consommation, eau du robinet également mais qui ne passe pas par les réservoirs du bateau…

Nous sommes presque parés à bouger mais il nous reste encore quelques courses à faire pour passer la semaine tranquille. Malheureusement un gros couillon avec son 55 pieds turquoise vient mouiller sur notre ancre et se retrouve à 2-3m de notre étrave. Je patiente un peu avant de montrer les crocs leur laissant une chance de bouger d’eux même… Bon toujours rien, je me décide à communiquer avec le monsieur et j’en ressors avec un « oooooh sorry » (c’est ça oui) mais ils resteront là ou ils sont ! Je râle, font chier quoi ! Bon je le verrais un quart d’heure après se déplacer vers son guindeau et consentir à remonter… 1m de chaîne ! (Je m’arrache les cheveux…)

Naturellement pas question de débarquer avec un bateau sur le nez ! Les courses sont remises au lendemain. JR en profite pour revoir les panneaux solaires qui chargent mal, puis plus du tout. Il finira par découvrir l’origine du problème : le gros câble entre les panneaux et le régulateur a pris l’humidité, s’est oxydé et a pété ! Naturellement en plein milieu, caché dans le tube du portique…

Le soir venu, le vent est tombé avec quelques petites rafales qui venaient de nulle part et de partout à la fois. Inévitablement, les bateaux étaient repartis pour se promener. A plusieurs reprises, nous avons failli cogner le voisin, c’est pas faute de l’avoir prévenu ! Je le touchais à la gaffe, c’est dire… Bien évidemment le gus est rentré se pieuter à l’intérieur avec sa pouf dès la tombée de la nuit et nous ne l’avons pas vu une seule fois surveiller son bateau, pourtant flambant neuf ! Je n’comprends pas trop comment ils peuvent être aussi « laxistes »… Idem pour ce gros Amel 54 tout neuf la semaine dernière à Deshaies. Un « petit » million d’euros le bateau et ça mouille n’importe comment ! (Encore que je m’en foutrais sévère s’ils n’emmerdaient personne…) Alors une très bonne assurance ? Les moyens de se repayer le même joujou s’ils l’abîment ?? Très peu de considération pour les autres ? C’est la loi du plus gros ?!?

Bref, le lendemain, on s’est tiré dans la baie de Falmouth juste à côté afin de pouvoir enfin faire nos trois courses l’esprit pénard !

Renaissance est décidément un bateau trop sociable ! Pour y remédier, nous réfléchissons actuellement à rajouter des pointes tout le long du liston… A voir… ;)

Petite balade de la veille sur les hauteurs, on voulait monter au fort mais on a loupé le chemin !

Côte sud d’Antigua…

Sec ! Cactus et aloès…

Je ne sais pas ce que c’est, mais on en a un d’1m50 sous le bateau !