Archives pour la catégorie 'Galice 2010'

Repos forcé à Camarinas

Un petit mot de Camarinas où nous patientons sagement en attendant que les vents faiblissent. La ria du même nom est spacieuse, jolie comme tout et offre plusieurs petits mouillages sympas. Pourtant nous sommes actuellement toujours au port, solidement attachés aux catways. En effet, nous avons choisi de nous offrir le privilège pour ces quelques jours d’être sur pontons. Eau, électricité en direct, wifi, village à portée de pieds, sécurité et tranquillité d’esprits ; on apprécie en cette période de gros vent…

Le port de plaisance est petit mais sympathique, et le bonhomme qui le gère se déplace à chaque nouvel arrivant pour aider les bateaux à s’amarrer. Et il y en a du passage ! Très peu de voiliers espagnols semblent y demeurer mais chaque jours, plusieurs bateaux battant pavillons étrangers arrivent et repartent, surement vers le sud… Plusieurs autres également choisissent d’aller mouiller dans les renfoncements de la ria.

En ce moment donc, nous renouons avec la vie terrestre. On en profite pour se balader un peu partout et pour découvrir les charmes de la région. Le village est un peu sans dessus dessous, nouveaux bâtiments ultra colorés qui côtoient de vieilles baraques en pierres, nombreux potagers entourés de petits immeubles et beaucoup beaucoup de constructions inachevées. Bref, c’est une espèce de big mac ville-campagne tournée vers la pêche et vers l’artisanat de la dentelle.

Horreo de Galice, grenier-séchoir sur pieds anti-rats !

En empruntant un des sentiers qui part dans la forêt avoisinante, on peut découvrir des petits coins de nature largement préservés et se régaler de mûres sauvages. Oui oui, elle n’est pas trop dure la vie ici ! :)

Pourtant… Pourtant on s’ennuie un peu. On se repose certes et on apprécie de pouvoir marcher, et en plus il fait beau, mais nous culpabilisons un peu de ne pas être en mer.
On ne progresse plus, on stagne mdrr ! Nous avons envie de libérer Renaissance afin de continuer à aller voir ce qu’il se passe un peu plus loin. 

Un coup d’oeil sur les sites de météo marine et malheureusement la raison nous oblige à rester sagement ici et à prendre notre mal en patience. En effet, le vent souffle de nord-est (pilpoil le cap que nous devons faire) à 25 noeuds et plus en rafales. Ne parlons pas de la houle également de nord-est… Bref, sortir en mer maintenant reviendrai à se faire bastonner en luttant contre un vent de face. Demain idem !

Enfin mardi, le vent tombe donc normalement nous pourrons enfin larguer les amarres pour un nouveau mouillage au niveau de la Corogne…

Passage du Cap Finisterre

Nous pensions avoir retrouver le soleil avec l’Espagne mais malheureusement, ce n’est pas vraiment le cas. Nous n’avons eu qu’une seule journée entière de soleil depuis une dizaine de jours !
Hier, temps couvert. Aujourd’hui, pire.

On a vraiment longtemps hésité à franchir le Cap Finisterre aujourd’hui ou demain. Nous avions le choix entre « pluie, peu de houle et gros vent qui s’amplifie au fur et à mesure de la journée » et « pluie, grosse houle avec des restes de vent incertains » donc finalement on s’est lancé ce matin de bonne heure !

 Côte déchiquetée avec très peu d’abris, conditions climatiques hard qui varient rapidement, la pointe nord-ouest de la péninsule ibérique est devant nous ! Et ce fameux cap n’a pas manqué d’honorer sa réputation. En effet, nous avons eu grosse mer et gros vent durant les 40 milles de navigation. Renaissance a bien marché à plus de 8 noeuds avec deux ris dans la grand voile et le génois uniquement en place en début de nav’. Jusqu’au cap, pas de soucy. Après, tout s’est renforcé ; c’était très impressionnant, sans compter la pluie et la brume toujours présentes. Le pire est venu après avoir passé le Cap Torinana, cette presqu’île désolée.

Nous avons croisé deux bateaux de pêche ainsi que la SNSM espagnole (vedette de sauvetage) qui patrouillait le long de cette Costa Del Morte…Nous sommes arrivés sur les coups de 15h30 à Camarinas après avoir essuyé des rafales d’au moins 50 noeuds de vent. Le voilier a très bien tenu le choc, nous aussi, et il n’y a que l’éolienne qui s’est mise à hurler anormalement mdrr !

Arrivés devant la ville, nous renonçons à aller au mouillage sur ancre car trop de vent. Direction le ponton où tous les voisins viennent nous aider à amarrer Renaissance, merci à eux car on était lessivé de cette traversée et puis toujours ce vent qui ne s’arrangeait pas… !

Là maintenant, ça souffle toujours autant dehors. Peut-être même encore plus. Un plus petit voilier est arrivé lui aussi mais avec le mât cassé en deux. Arf.

Voilà les nouvelles !

Tout va bien, nous sommes heureux d’être ici et le Cap est derrière nous hourra ! Une bonne chose de faite au moins ! Ce fut une bonne expérience pour nous deux et après des conditions pareilles, on apprécie d’autant plus l’arrivée au port.

Hum…?    :)

Moins réjouissant, les prévisions météo pour les quatre jours prochains ne sont vraiment pas top et il est possible que, si le vent se maintient, nous soyons contraints à rester à Camarinas en attendant que ça se calme. On verra bien…

 

Mouillage Punta Aguieira, ria de Muros

Bon bé, ce n’est pas encore aujourd’hui qu’il va faire beau !

Nous abandonnons la ria d’Aldan ce matin pour un mouillage dans la ria de Muros à une trentaine de milles plus loin. Le temps est maussade et tout gris. Nous alternerons voiles et moteur tout le long de la traversée… Lorsque le voilier est rentré dans la ria, le soleil est enfin apparu et nous avons pu en profiter quinze minutes chrono !

Direction la marina de Portosin pour faire encore un plein de gasoil… Depuis le sud du Portugal, le budget carburant explose littéralement. Faut dire que nous ne pouvons pas choisir nos jours de nav’ faute de temps, donc avec ou sans vent on avance.

J’ai commencé à faire les comptes et ce n’est pas brillant brillant. Je ferai un petit bilan de ces deux mois de vacances en voilier une fois l’aventure terminée. Mais bon pour le moment, je prévois juste que nous serons tous les deux fauchés en arrivant en France mdrr ! Hum… Et en plus, nous serons également SDF pour quelques mois (cause travaux coque)… Ha ha ça promet ce retour ! :)

Bon Portosin, ça a l’air plutôt sympa comme petit port d’escale. Mais une fois le plein fait, nous repartons pour un ou deux milles afin de jeter l’ancre un peu plus à l’écart de la civilisation. Nous arrivons au niveau d’un renfoncement derrière la Punta Aguieira. L’ancre est jetée devant une grande plage de sable doré par 5-6 mètres de profondeur. Niquel ! Renaissance peut se reposer… 

Le vent de sud souffle toujours et sera normalement présent les jours prochains. Passage du Cap Finisterre demain ou après-demain ?

(Vivement que ce soit fait !)

Mouillage ria d’Aldan, on aime !

La nuit a été calme sur le petit ponton extérieur de Viana do Castello. Malheureusement au petit matin, une brume épaisse nous a très vite entourés. On n’y voyait vraiment plus rien aux alentours, pas même les deux bouées vertes pas très loin de nous. Partons ou partons pas ? Nous avons bien essayé d’attendre que cela se dissipe un peu mais sans grand succès… Les anglais d’hier ont largué les amarres et nous avons fait de même en croisant les doigts pour que la sortie du chenal se passe bien. Plus d’une dizaine de bouées balisent ce dernier et elles furent difficiles à voir.

Les dragueurs de coquillages :)

Ca y’est ; nous sommes en mer ! La brume disparait peu à peu pour laisser place à un grand soleil radieux ! Mais c’est qu’il commence à faire chaud en plus. On tombe vestes de quart et quelques couches de vêtements… Pas de vent, nous faisons route au moteur. Avec joie, nous dépassons La Guardia qui signe la fin de notre périple au Portugal. On s’empresse alors de changer de pavillon de courtoisie ; et oui, Renaissance est à présent en Galice…

Nous devions atterrir au niveau de Baiona mais finalement, nous avons continué un peu notre route car il faisait super beau et que nous avions du chemin à rattraper.

Après avoir passé les jolies Iles Cies (parc naturel et réserves d’oiseaux, mouillage réglementé ?), Renaissance s’est engouffré dans la grande ria de Pontevedra en prenant la direction de celle d’Aldan. En forme de « V », elle est grandiose et nous offre l’abri parfait contre le vent actuellement de sud. Nous choisissons de jeter l’ancre devant une plage tout près du petit village. Nous savourons le décor, les jolies plages un peu partout, les rivages rocheux, le beaucoup d’arbres et de verdures, le pas de grosses constructions hideuses… 

Les Iles Cies…

Exit le littoral monotone et rectiligne portugais, nous retouvons la caillasse et la nature ! Nous sommes heureux d’être en Espagne et c’est vrai que la Galice est une très jolie région qui mérite que l’on s’y attarde. Les rias sont profondes et offrent une multitude de mouillages. On apprécie le fait de pouvoir trouver un abri à proximité par tous vents.

Nous regrettons de ne pouvoir y passer plus de temps mais on se rattrapera l’été prochain ! :)

Première rencontre avec les Viveros de Galice, parcs à moules sur radeaux ! Ils sont très nombreux dans le coin mais nous pouvons naviguer entre…