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Dans la ria de Muros

Maintenant, nous attaquons les Rias Bajas où nous comptons trainer un peu. Nous levons l’encre pour prendre la direction de la ria de Muros, la première la plus au nord. Apparemment, ce serait la mieux préservée des rias… Changement d’allure, aujourd’hui Renaissance marche au plein vent arrière ! Avec génois tangonné s’il vous plait ! Bon la manœuvre n’a pas été aussi fluide qu’espérée mais au final, ça l’a fait. Nous ne sommes pas encore très familiers avec la mise en place du tangon, surtout qu’il pèse un âne mort ce truc… 6 à 7 nœuds, et vogue bateau ! Nous pêchons encore un maquereau et je me rends compte que j’ai perdu (encore) le leurre de la ligne d’à coté hum.

Cap au NE depuis l’embouchure de la ria ! Nous arrivons rapidement à Muros où pleins de bateaux sont déjà au mouillage. Heureusement la baie est tellement grande qu’il y a de la place pour tout le monde. Nous nous rapprochons un peu du rivage pour trouver moins d’eau. 7m, aller plouf l’ancre !

Il fait super chaud ici. Nous sautons dans l’annexe pour visiter la ville. Nous découvrons  encore pleins d’horreos sur les hauteurs de la ville dispersés dans des ruelles étroites. D’en haut, on remarque que la zone consacrée à la culture de moules sur viveros est assez impressionnante… On flânera encore un peu dans Muros avant de regagner le bord et avant de retrouver le matou qui nous accueille désormais à grands coups de « Miaou » ! :)

Fin de la terre…

Voilà encore une sympathique navigation ! Un vent de face nous a obligé à tirer des bords tout le long du chemin mais le temps était radieux ! Une vingtaine de dauphins sont venus à notre rencontre, c’était chouett’ surtout qu’ils sont restés un bon moment avec nous.

Renaissance a doublé le cap Torinana à la voile mais il n’y avait ensuite plus assez de vent pour passer également le cap Finisterre. C’est donc au moteur et sous le soleil que nous nous sommes approchés de ce célèbre bout de caillou ! Passés celui-ci, nous avons slalomé à travers les casiers avant de virer pour atteindre notre prochain mouillage. Caché derrière le cap, c’est à Finisterre village que nous nous sommes posés. Le bateau dormira entre l’entrée du port et les cailloux. Un tout petit peu plus loin, y’a aussi moyen de jeter l’ancre devant la plage d’Ensenada de Llagosteira en prenant garde au gros gros rocher qui traine à son extrémité SW (corps-morts) ; « zone malsaine » selon le guide… Le soir nous assisterons au ballet des pêchou qui viennent à tour de rôle balancer leurs casiers à l’entrée du port. Le feu de mouillage est allumé, la nuit et la fraicheur viennent de tomber sur les quatre voiliers mouillés (héhé)…

A l’ancre à Camarinas

Le 5 août, nous remontons l’ancre et filons vers le large. La houle est tombée et le vent est là ! Il fait beau et bon. Ces quelques milles nous (me) réconcilient complètement avec la mer car nos conditions de navigation sont vraiment au top pour ce coup-ci ! Renaissance trace sa route tout en légèreté. Nous sommes au près et notre coque avance bien.

Nous doublons le Cap Villano et ses éoliennes au portant après avoir vus nos premiers dauphins ! Quelques individus sont venus nous voir mais ne sont guère restés longtemps…

Nous nous avançons dans la grande ria, passons Muxia et prenons la direction de Camarinas pour un mouillage bien abrité. Aucun soucis pour le trouver ; on peut mouiller à peu près partout ici. Renaissance se rapprochera de Punta Lingundia, au nord-est de la ria. Nous retrouvons les bateaux habituels que nous suivons plus ou moins et qui descendent comme nous, beaucoup beaucoup sont hollandais ou allemands. On retrouve aussi les deux autres Westerly (oceanlord) mouillés pas bien loin de Renaissance.

On ne descendra pas du bateau ce coup-ci, arrivés tard et voulant partir tôt demain pour la nav’ qui nous fera passer le Cap Finisterre. Et puis bon, la douceur de Camarinas et son si joli décor, on connaît déjà un peu… :)

Recherches qui ont permis de trouver cet article :

  • cyril gallizia

Repos répit devant Laxe

Pff durs ces 35 milles. Fin de matinée, nous avons quitté la Corogne sous un soleil éclatant pour prendre la direction de la grande ria de Corme et de Laxe. Nous sommes sortis à la voile tout contents de filer à vive allure.

Et puis le temps a peu à peu changé. Le vent d’abord s’est mis à nous souffler dans le pif puis s’est carrément cassé la gueule. Le ciel ensuite s’est un peu chargé et a pris un sale teinte de gris pas beau. Et puis la mer ! Elle était si formée que le bateau roulait déjà beaucoup lorsque nous étions encore sous voiles. Ce n’était même pas de la houle mais juste une espèce de remous sans queue ni tête avec des creux et des claques. Moteur + bonne houle de traviole = carnage. Ajouté à ça un sandwich au jambon douteux avalé sur le pouce… Il ne m’en fallait pas plus pour que le mal de mer m’attrape. S’allonger au chaud dans le carré ? Pire, je ressors. Aidée par JR, je me décide enfin à gober un Mercalm avec une gorgée d’eau. Malgré ma bonne volonté, c’est trop tard et mon estomac le refuse.

Le reste de cette navigation est maintenant un peu flou dans mon esprit, je me souviens juste m’être plongée dans un état léthargique sans y avoir trouver un seul confort. Les heures s’éternisaient, envie d’appuyer sur le bouton STOP et puis le doute, les grandes questions… Vu mon état là tout de suite, est-ce que je vais vraiment être capable de traverser tout un océan ? C’est pas un peu trop pour moi ? Serai-je à la hauteur du truc ? Et si c’est plusieurs jours comme ça… ? Aïe aïe aïe…

L’ancre est jetée. Nous sommes arrivés, enfin ! Autour de nous se trouvent une quinzaine de voiliers tous au mouillage derrière le long brise-lames de Laxe. Celui-ci nous procure un bon abri par rapport à la grosse houle qui rentre dans la ria. Une douche, un repas et au lit. Ah pas la peine de nous le dire deux fois ! :)

Un coup d’œil aux prévisions météo nous permet de voir que la houle ne va pas en s’arrangeant… Nous prenons donc la décision de rester deux nuits de plus afin de longer cette côte rocheuse, la Costa del Morte, et de passer le Cap Finisterre dans de meilleures conditions. Et puis on a envie de se reposer un peu après cette traversée pourrie.

Une fois la majorité des bateaux partie, nous remouillons un peu plus proche de la plage dans moins d’eau. Nous partons nous balader dans les alentours. La ville est assez touristique et on trouve un grand supermarché pratique à proximité du port. Nous traversons les petites rues, sillonnons entre les vieilles baraques en pierre, filons au phare voir ce qui doit être le cap de Camarinas puis remontons par la chapelle qui surplombe toute la baie…