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Portsmouth

Peu de temps après, nous sommes partis nous balader dans les rues de Portsmouth, gros village animé et bruyant qui est en fait la deuxième localité de l’île.
Tour à tour française et anglaise, la Dominique est aujourd’hui un état indépendant depuis 1978 faisant partie du Commonwealth. Elle compte environ 72.000 habitants dont 3.000 ici à Portsmouth. Cette ville était initialement prédestinée pour être la capitale de l’île mais comme, la malaria et la fièvre jaune sévissaient dans le coin, c’est Roseau au sud qui a été finalement choisie. Ca parle anglais bien sûr mais surtout un créole qui tire sur le français, bien pratique car je dois avouer que nous ramons un peu !

(Actuellement lorsque que je cherche mes mots, c’est l’équivalent espagnol qui me vient automatiquement en premier rrr ! Peut-être est-ce due aux quelques recherches que j’entreprends en ce moment sur Cuba et sur la République Dominicaine… nos futures escales ??)

Plus au sud, dans la banlieue chic de Picard, on trouve curieusement une faculté américaine, la Ross Medicine University, qui a la particularité d’être la moins chère des États-Unis. Elle compterait près d’un millier d’étudiants qui logent principalement dans les hôtels et les appartements voisins. Je ne sais pas si ces mêmes étudiants sortent beaucoup de leur campus armé de barbelés et truffé de vigiles à tous les points d’entrée, mais nous ne croiserons aucunes têtes d’américains en dehors de leur enceinte durant notre balade. Faut dire que leur cursus universitaire comprend plusieurs années d’études à plus de 15.000 $US le semestre. Sachant que le salaire moyen dominiquais est de 500 $US, il y a effectivement choc culturel et social !
Bon, j’imagine qu’il y a bien quelques retombées économiques profitables aux locaux et à la Dominique…

Maison de Portmouth…

Appartements confort Picard…

Nous avons eu un peu de mal à regagner la plage car l’université, les hôtels et leurs zones de Private Property s’étendent sur plusieurs km de long et interdisent ainsi aux étrangers l’accès direct au littoral.

Accès direct sur la plage…

Prince Rupert Bay

Là, il est temps de se cacher…

Et là, bah même sous les palmiers et cocotiers, on est trempé !

Comme nous étions le week-end et que nous ne voulions pas payer de taxes d’overtime, nous ne nous sommes présentés aux officiels que le lundi matin pour faire nos démarches d’entrée dans le pays. En mauvais hors-la-loi, on s’est alors fait taper sur les doigts puisque nous avions dépassé les 24 heures de délai pour effectuer les formalités ! Bon, c’était mérité et nous étions effectivement en tord il faut le dire. Conciliants, ils nous ont quand même fait nos papiers sans amendes ou quoi supplémentaires. A savoir que malgré que ce soit anglais et que les pays anglais sont souvent très chiants tatillons, la Dominique a récemment facilité toutes ces démarches administratives afin de promouvoir le tourisme sur l’île. Donc ici, on peut faire l’entrée et la sortie en même temps et au même bureau pour un séjour de moins de deux semaines et cela coûte… 10 minutes de temps et 10 $EC, soit moins de 3 euros !

Alors oui oui, z’avez raison, on aurait pu faire un effort rooo… :)

Ce qui est fait n’est plus…

Peinture pâles et du socle de l’éolienne (polyester à nu)
Peinture pied du moteur HB + vidange essence pourrie + réparation visse pétée + changement des bougies…
Lessivage du pont x2 pour enlever la grosse couche noire, graisseuse et digoulasse qui recouvrait le bateau !
Recétolisation x3 mains courantes avant/arrière + rail de fargue + table de cockpit
Rafistolage des deux annexes + recollage poignée (flop n°1 : grosse annexe morte, plastique cramé décollé de partout, nous reste la petite)
Demi-finition des plafonds des deux salles de bain + ajout spot à leds SDB avant+ refit placard sous évier (bois pourri par humidité)
Révision et reprise de la GV principale par le voilier (coutures, accrocs)
Remonter radar, panneaux solaires, éolienne, grand-voile
Protections maison pour panneaux de pont

Petits tauds de panneau de pont pour la pluie (peu concluants)
Réparation du lazzy bag bien déchiré + coutures cramées (lazzy bag sur la fin déjà avant le départ, tous les fils sont cramés + tissu fragilisé)
Réparation pièce cassée du guindeau avec système D du capitaine : ça fonctionne ! (flop n°2 : guindeau d’occas pas cher acheté pour nada, pièce non interchangeable ! « T’es sûr que c’est les mêmes hein ? T’es sûr que c’est les mêmes heiiin ?? T’es sûr ?! »)

Ajout d’un ridoir sur l’étai pour reprendre de la tension
Révision de la pharmacie de bord et des équipements de sécurité
Grand lessivage de tous les matelas
Collage « LR » tableau arrière (oups’ peut être un peu trop petit)
Retouches accrocs peinture pont + lames de bois
Re vernis plan de travail cuisine
Changement manille chaîne ancre + nouvel amortisseur de mouillage (flop n°3 : chaîne bien bien rouillée)
Convalescence JR dengue ! (flop n°4 : prises et bombes anti moustiques inefficaces !)
Méga gros avitaillement, fond de réserve pour plus de 3 mois
Méga grosse lessive

Troc des livres déjà lus à la capitainerie
Téléchargement podcasts, films, documentaires…
Recherche docu prochaines escales
Se débarrasser de la voiture de loc’ n°2 (flop n°5 : voiture de loc’ n°1 visitée plusieurs fois sur le parking de la marina, une vitre démontée, vol de matériel, puis pare-brise pété sur la route, caution due mais prise en charge par l’assurance de la carte bancaire, ouf)
Décoller à l’éponge x2 la bague du presse-étoupe PSS colée à l’arbre car inactive trop longtemps…
Au revoir Yoda à son copain chat :)

 

Donc remis à plus tard…
Remplissage de nos 2 cubes Butagaz (Dominique/Antigua)
Redresser balcon avant tordu par l’abordage aux Tobago Cays (ou pas)
Reprise des lignes de pêche
Réparation échelle de bain en triste état (bois des marches pété)
Coller penons sur foc
Couture ou troc prochains pavillons de courtoisie
Couture d’une sangle sur chaque partie du taud principal pour mieux le tendre (ou pas)
Test batterie balise de survie
Ajout d’un palan de pataras
Achat d’unités iridium pour la transat’ retour (Saint Martin)
Remonter réflecteur radar
Enrouleur ou pas ?? (Saint Martin ?) (flop n°6 : révision en Martinique du génois SUR enrouleur, mais voiles endraillées correctes…)
Carénage pré transat retour ou pas ??

Après tout ça, sommes de nouveau en route !
Cap au nord, euh non au sud d’abord ! ;)

Détente au Gosier

C’est les ponts du joli mois de mai…
Bon ok pas forcément très joli pour tout le monde hein ? Par ici, il fait grand beau temps et nous sommes actuellement au mouillage du Gosier jusque derrière l’îlet et sa barrière de corail. Pas grand monde, c’est pénard. On profite de quelques jours de battement pour se baigner, pour glander et pour faire notre (mon) deuil de la tranquillité du mouillage avant qu’on se retrouve parqués au port entre deux bateaux habités…

Pour revenir sur ces derniers jours, nous avons donc loué une voiture pour distribuer nos CV. Mission accomplie même si ça été assez folklo ! Pour moi, pas de problème dans le sens où tous les hôpitaux et les établissement de soins sont généralement bien indiqués. Tous les panneaux menant à Rome (sauf ceux de l’hôpital du Lamentin en Martinique hum…), ils ont tous reçus mon CV ainsi qu’une lettre de motivation en bonne et due forme…

Mais pour JR, notre périple s’est vite transformé en une vraie course d’orientation ! En effet, aux Antilles, il y a un gros problème d’adressage et bonjour la galère pour trouver une boîte de charpente sans adresse précise. Souvent, nous ne disposons que du nom de l’entreprise ainsi que son quartier et ce dernier s’étend sur plusieurs dizaines de km avec tous pleins de rues, de chemins et d’impasses…  (Chapeau les facteurs au passage !) J’avais pourtant fait des recherches préalables sur la toile afin d’obtenir des précisions quant à la localisation de telle ou telle boîte pour gagner du temps sur place. Que nenni ! Premier introuvable, deuxième idem, troisième pareil malgré les multiples renseignements demandés aux habitants… On tourne et retourne. De plus, nous avons une voiture de loc’ malheureusement très in aux vitres bien teintées. Et sous la pluie et le ciel tout gris, c’est vraimentla misère pour voir quoi que ce soit… Mais il fait nuit où quoi !?

Conclusion, on a réussi à déposer qu’un seul de ses CV. Pourtant, à peine une heure après, ils le rappelaient déjà. Rendez-vous pris direct dans la demi-heure et hop, JR tombe par hasard sur un ancien collègue de Bretagne de chépahou et hop, et bien embauché car effectivement ils cherchent en ce moment ! C’est dans la poche…

Le monde est décidément tout petit petit… :)

Voilà, un poids en moins. Il commence d’ici quelques semaines. Va falloir s’occuper des détails pratiques maintenant, genre trouver une voiture, se mettre en règle par rapport aux douanes, caréner, terminer le gréement…

Nous quittons aujourd’hui notre mouillage pépère pour revenir vers Pointe-à-Pitre. Sans regrets car nous sommes dimanche, jour de prise en main des bateaux de loc’ qui viennent ici goûter à leur tout premier mouillage. D’ailleurs, c’est une horde de 15 bateaux qui vient de débarquer et il en arrive encore. La majorité sont des catas avec chacun à bord une dizaine de jeunes aux hormones débordantes… Ca crie, ça tente de mouiller, et bon finalement, ça se mouille dessus… Le pauv’ bonhomme de la boite de loc’ qui leur apprend la manœuvre est complètement dépassé ! En plus, les premiers arrivés sont maintenant tous en rad’ de moteur dans leurs annexes mdrr… On apprendra plus tard que c’est en fait une classe de fac’ en vacances… Ah et l’un des seuls monocoques du groupe a bien failli nous refaire la coque, son étrave est passé à une dizaine de cm de nous ! On a flippé !

Bon on se sauuuuve et viteuh ! Rhoo… Ah tiens, on a mouillé du premier coup à l’îlet à cochons.
Comme quoi… :)

Quelques photos pour finir…

Dans la forêt humide de Basse-Terre

J’vous ai dit qu’il a bien plu ? Voici la Cascade aux écrevisses
Euh normalement, elle ressemble à ça et on s’y baigne !! ;)

L’attente au Marin

20 jours déjà que nous sommes arrivés en Martinique…

Renaissance a ainsi rejoint ses compatriotes au mouillage du Marin. Énorme mouillage que voilà ! Nous sommes dans un cul-de-sac hyper bien protégé, entouré de mangrove, qui accueille grosso-modo plusieurs centaines de bateaux à l’ancre ou sur bouées et près de 650 aux pontons de la marina. Ça en fait du plaisancier hein !

Au mouillage, quelques locaux et résidents mais surtout un grand nombre de voiliers de passage. Au port, on retrouve les bases de toutes les principales boites de location et de charter. Rien ou presque d’authentique dans la ville aux alentours qui est maintenant devenue une station balnéaire entièrement tournée vers le nautisme…

Mouillage pluvieux

Pour notre problème de gréement, nous nous sommes rapprochés du bonhomme spécialisé (sympa comme un pou sur la tête) et progressivement nous démontons câbles par câbles pour réinstaller les neufs. On (je) remercie au passage les précédents et vieux proprios de Renaissance qui avaient installé deux winchs électriques à bord ! Cela facilite actuellement beaucoup les nombreux aller-retours de JR dans la mâture…

Et pour ce faire, nous sommes allés trois nuits au port pour nous rapprocher de l’atelier. Faut dire qu’au mouillage, on est assez loin en annexe de la marina et de ses chantiers. Amarrage sur corps-mort devant et cul au ponton, un matelot nous aide à la manœuvre. Si vous ne voulez pas passer votre journée derrière la VHF à attendre qu’on vous appelle sur le canal 9, faut réserver par mail bien à l’avance… Si on passe sur l’espèce de pouf hautaine à la réception, l’accueil est normal. Ni sympa, ni horrible contrairement à tout c’qu’on peut entendre. Le prix de la place pour nous est de 18 euros/jour, eau et internet (très cher ; 12 euros les 10 h) en supplément… Et oui retour en France, tous les wifis sont fermés ou payants !

Lui aussi va avoir besoin d’un gréeur…

Sinon concernant le reste, la bande anti-UV du génois complètement décousue a été reprise par un voilier. Pour notre soucy de pièces cassées, c’est simple ; aucuns ships ne sont capables de nous les fournir. Ah, c’est ça d’avoir acheté un vieil anglais…

Faut voir maintenant si on peut commander direct chez le fabricant.

Bon, c’est mort pour la pièce du guindeau. Il faut qu’on se débrouille nous-même. Problème Simpson-Lawrence a été racheté et va trouver maintenant la bonne pièce avec les anciennes références ahah… J’attends la réponse d’un fournisseur anglais qui n’a pas l’air de vouloir se prendre la tête pour me renseigner. Sinon, peut-être trouver un bonhomme qui pourrait nous la tourner ?

Pour notre poignée de frigo pétée, le constructeur ne fait pas. Faut racheter la porte complète ! Mais bien suuur……. On laisse tomber, ça restera comme ça.

Les deux moteurs ont eu leurs révisions et les manettes HB sont introuvables ici. A voir sur le net à l’étranger aussi…

Si vous ne voulez pas être emmerdé par le changement d’une pièce de wc marins, oubliez le modèle sealock de RM69. Introuvable depuis qu’on a quitté le territoire français ! Mais ôh bonheur commandable ici… On patiente donc. Jabsco le concurrent, on le trouve partout lui.

Et pour finir sur le carénage et sa manutention, on s’est renseigné. Faut compter 700 euros ici sur Carenantilles. Mêmes tarifs qu’à Hendaye… La salade qui a envahit notre coque attendra donc bien encore un peu. Tant pis, on continuera à s’trainer en mer…

Donc voilà pour le côté technique, ça avance… très peu finalement.

Tartane, côte au vent…

On s’est aussi occupé du matou. Yoda est passée sur le billard il y a quelques jours et tout s’est bien déroulé. On a récupéré notre shootée au miaou désespéré l’après-midi même. Va bientôt falloir qu’on y retourne pour lui enlever les points, enfin si elle ne s’est pas tout arrachée avant hum…

Nous avons également passé quelques journées à arpenter les environs pour déposer nos CVs dans l’espoir de décrocher un boulot l’été à venir. J’ai en effet demandé un renouvellement de ma dispo pour un an puisque maintenant on le sait, de toutes façons, nous ne serons pas rentrés à tant à Hendaye pour que je puisse réintégrer mon poste.

Et pour l’instant, et étonnamment, c’est pour moi que ça bloque. Jean-Rémy aurait du travail mais aucuns hôpitaux ou structures, à proximité, n’ont de poste à pourvoir. C’est un peu le retour à la réalité… On pensait naïvement que ce serait assez facile de trouver du boulot dans nos branches, du moins comme en France quoi. Et bah non, c’est pas le cas. Bon j’attends encore quelques réponses, faut que j’en relance aussi, à voir quoi…

Campagne sur la Caravelle…

Et puis, on a loué une voiture pour nous échapper un peu de tout ça et pour découvrir l’intérieur des terres (Promolease 30 euros/jour). C’est qu’on commence un peu à tourner en rond ici… Tiens, on a retrouvé avec le parlé français et les gros supermarchés remplis de bouff’, les grands axes routiers, la forte circulation et les enseignes publicitaires placardées à tout va ! C’est vrai que plus au sud, y’a pas d’pub ! (roh la rime !) et que ça n’manquait pas vraiment…

Voilà, c’est tout pour le moment. Je vous laisse sur quelques autres photos martiniquaises…

Petite anse

Anse Charpentier…

La Trinité

Vers l’Ajoupa Bouillon, commune la plus humide de Martinique…